St. Elmo's Fire
St. Elmo's Fire, réalisé en 1986 par Joel Shumacher est ce qu'on pourrait considérer comme le genre de l'après teen-movie. En effet, les protagonistes sont de jeunes diplômés de l'université de Georgetown et font leurs premiers pas dans la vie active et donc dans leur vie d'adultes. Le film est tout d'abord emblématique rien qu'avec les acteurs en tête d'affiche et tous sont connu pour avoir jouer dans de nombreux films cultes des années 80. Ally Sheedy, Judd Nelson et Emilio Estevez qui incarnaient les rôles d'Alison, Bender et Andrew dans The Breakfast Club incarne ici Leslie et Alec, un couple aux opinions assez divergentes, et Kerbi, diplômé en droit qui tombe sur le charme d'un ancienne camarade de classe. On a Rob Lowe, vu dans The Outsiders, qui incarne Billy, qui est marié et jeune papa et qui n'assume pas ses obligations, Andrew McCarthy vu dans Pretty in Pink joue ici le rôle de Kevin, qui veut devenir journaliste. Il y a également Demi Moore qui incarne Jules, la party girl de la bande et Mare Winningham dans le rôle de Wendy, la jeune femme très innocente vivant encore chez ses parents. La majorité de ces acteurs sont connus pour être les membres du BRAT PACK, un groupe d'acteurs qui est connu pour être apparu dans de nombreux teen-movies des années 80.

St. Elmo's Fire est assez similaire à The Breakfast Club dans le sens où le film porte plus d’intérêt sur les personnages que sur les péripéties et met en scene des personnages aux personnalités diverses. On rencontre cette bande de copains qui adore se retrouver au St. Elmo’s Bar, c'est un peu leur QG, comme le Central Perk dans Friends. Mais ce film a un gros problèmes: les personnages. A l'instar des personnages dans The Breakfast Club, ceux de St. Elmo's Fire sont presque détestable. En fait, ça va plus loin, on ne peut pas les détester car ils ne dégagent rien. Je trouve qu'il n'y a aucune alchimie entre les personnages, eux qui sont censés être amis, rien ne les lie et leur relation manque de crédibilité. Ils n'évoluent pas vraiment et j'ai n'ai ressenti aucune empathie à leurs égards. La grande majorité des protagonistes se révèlent être stéréotypés et superficiels. Ils n'ont aucune profondeurs. Le personnage d'Alec, incarné par Judd Nelson est tout simplement détestable et fait des choix qui laissent à désirer.

St. Elmo's Fire


Au premier abord, j'ai bien aimé le personnage d'Andrew McCarthy, Kevin, pour son coté un peu mystérieux, journaliste en devenir et qui est légèrement sarcastique. Cependant, il se révèle idiot comme les autres. La seule qui s'en sort vraiment, c'est Ally Sheedy, son personnage étant le plus terre-à-terre et le moins irritable. Et en toute honnêteté, qui a envie de voir des personnages principaux tel que celui d'Emilio Estevez, stalker la fille sur qui il craque pendant 1h30. La résolution de son histoire avec Dale, la fameuse femme qu'il convoite est d'un ridicule et peine à convaincre. Ça ne me dérange pas de voir des gens paumés dans un film, tout du moins quand on observe alors une évolution graduelle mais ici, il faut attendre la fin du film pour voir les personnages se rendre compte de leurs erreurs et de se dire qu'il faut grandir.

Le film dépeint une jeunesse tellement clichée, bien loin de la réalité ou en tout cas, elle n'est plus d'actualité maintenant. On a également beaucoup de mal à s’attacher à eux car en fin de compte, leurs problèmes sont frivoles et concrètement, ils arrivent à se plaindre alors que leur situation financière, pour la plupart, est confortable. Ils ont tous un boulot, tous un appartement bien trop grand pour eux. On ne croit pas une seule seconde que ces personnes viennent d'être diplômés. J'aurais voulu voir des jeunes vraiment paumés, qui doutent d'eux même, qui souffrent et que la solution à leurs problèmes ne soit pas évidente voire difficile à obtenir.


J'ai toujours pensé que St. Elmo's Fire était un film culte qu'il fallait absolument voir. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai vu que ce film n'avait pas marché au box-office et avait reçu pas mal de mauvais avis des critiques. Lors du visionnage, je n'avais qu'une envie, c'était que ce film se termine. J'ai tout de même pris mon mal en patience et regardé le film en entier, bien que pas d'une seule traite. En conclusion, St. Elmo's Fire est loin d'être le film auquel je m'attendais et vous vous en doutez, je suis vraiment déçue. De plus, la fin tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe et honnêtement, j'ai encore du mal à croire que ce film et The Lost Boys partage le même réalisateur.



St. Elmo's Fire, un film décevant sur les jeunes adultes des années 80.

28 nov. 2017

St. Elmo's Fire
St. Elmo's Fire, réalisé en 1986 par Joel Shumacher est ce qu'on pourrait considérer comme le genre de l'après teen-movie. En effet, les protagonistes sont de jeunes diplômés de l'université de Georgetown et font leurs premiers pas dans la vie active et donc dans leur vie d'adultes. Le film est tout d'abord emblématique rien qu'avec les acteurs en tête d'affiche et tous sont connu pour avoir jouer dans de nombreux films cultes des années 80. Ally Sheedy, Judd Nelson et Emilio Estevez qui incarnaient les rôles d'Alison, Bender et Andrew dans The Breakfast Club incarne ici Leslie et Alec, un couple aux opinions assez divergentes, et Kerbi, diplômé en droit qui tombe sur le charme d'un ancienne camarade de classe. On a Rob Lowe, vu dans The Outsiders, qui incarne Billy, qui est marié et jeune papa et qui n'assume pas ses obligations, Andrew McCarthy vu dans Pretty in Pink joue ici le rôle de Kevin, qui veut devenir journaliste. Il y a également Demi Moore qui incarne Jules, la party girl de la bande et Mare Winningham dans le rôle de Wendy, la jeune femme très innocente vivant encore chez ses parents. La majorité de ces acteurs sont connus pour être les membres du BRAT PACK, un groupe d'acteurs qui est connu pour être apparu dans de nombreux teen-movies des années 80.

St. Elmo's Fire est assez similaire à The Breakfast Club dans le sens où le film porte plus d’intérêt sur les personnages que sur les péripéties et met en scene des personnages aux personnalités diverses. On rencontre cette bande de copains qui adore se retrouver au St. Elmo’s Bar, c'est un peu leur QG, comme le Central Perk dans Friends. Mais ce film a un gros problèmes: les personnages. A l'instar des personnages dans The Breakfast Club, ceux de St. Elmo's Fire sont presque détestable. En fait, ça va plus loin, on ne peut pas les détester car ils ne dégagent rien. Je trouve qu'il n'y a aucune alchimie entre les personnages, eux qui sont censés être amis, rien ne les lie et leur relation manque de crédibilité. Ils n'évoluent pas vraiment et j'ai n'ai ressenti aucune empathie à leurs égards. La grande majorité des protagonistes se révèlent être stéréotypés et superficiels. Ils n'ont aucune profondeurs. Le personnage d'Alec, incarné par Judd Nelson est tout simplement détestable et fait des choix qui laissent à désirer.

St. Elmo's Fire


Au premier abord, j'ai bien aimé le personnage d'Andrew McCarthy, Kevin, pour son coté un peu mystérieux, journaliste en devenir et qui est légèrement sarcastique. Cependant, il se révèle idiot comme les autres. La seule qui s'en sort vraiment, c'est Ally Sheedy, son personnage étant le plus terre-à-terre et le moins irritable. Et en toute honnêteté, qui a envie de voir des personnages principaux tel que celui d'Emilio Estevez, stalker la fille sur qui il craque pendant 1h30. La résolution de son histoire avec Dale, la fameuse femme qu'il convoite est d'un ridicule et peine à convaincre. Ça ne me dérange pas de voir des gens paumés dans un film, tout du moins quand on observe alors une évolution graduelle mais ici, il faut attendre la fin du film pour voir les personnages se rendre compte de leurs erreurs et de se dire qu'il faut grandir.

Le film dépeint une jeunesse tellement clichée, bien loin de la réalité ou en tout cas, elle n'est plus d'actualité maintenant. On a également beaucoup de mal à s’attacher à eux car en fin de compte, leurs problèmes sont frivoles et concrètement, ils arrivent à se plaindre alors que leur situation financière, pour la plupart, est confortable. Ils ont tous un boulot, tous un appartement bien trop grand pour eux. On ne croit pas une seule seconde que ces personnes viennent d'être diplômés. J'aurais voulu voir des jeunes vraiment paumés, qui doutent d'eux même, qui souffrent et que la solution à leurs problèmes ne soit pas évidente voire difficile à obtenir.


J'ai toujours pensé que St. Elmo's Fire était un film culte qu'il fallait absolument voir. Quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai vu que ce film n'avait pas marché au box-office et avait reçu pas mal de mauvais avis des critiques. Lors du visionnage, je n'avais qu'une envie, c'était que ce film se termine. J'ai tout de même pris mon mal en patience et regardé le film en entier, bien que pas d'une seule traite. En conclusion, St. Elmo's Fire est loin d'être le film auquel je m'attendais et vous vous en doutez, je suis vraiment déçue. De plus, la fin tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe et honnêtement, j'ai encore du mal à croire que ce film et The Lost Boys partage le même réalisateur.



Ce n'est pas la chose la plus évidente à mon sujet mais je suis plutôt friande des films d'animation japonais, plus communément appelé anime. Si vous me suivez depuis le tout début, vous vous souvenez peut-être de quelques articles sur certains films d'animation japonais - qui sont maintenant hors-ligne car ils ont tous besoin d'une bonne refonte. Etant plus jeune, j'aimais bien rentrer de l'école et regarder Détective Conan ou encore Sakura. Je ne saurais vous dire quel a été mon premier film d'animation japonais mais je tenais à vous faire une petite sélection des films que j'ai vraiment apprécié et que je vous recommande grandement de regarder si n'est pas encore le cas. 



Kiki la petite sorcière - réalisé par Hayao Miyazaki en 1989
Il n'est peut-être pas le plus réputé des films de Miazaki (c'est en général Le Voyage de Chihiro qui tient la première place dans le podium) mais c'est vraiment celui que moi je préfère. Réalisé en 1989, Kiki la petite sorcière est clairement un coming-of-age story. Kiki est une jeune sorcière et alors qu'elle atteint l'age de 13 ans, doit partir pendant un an dans une autre ville pour parfaire son apprentissage. C'est sur son balai et avec son chat doté de parole Jiji que Kiki s'envole pour une nouvelle aventure. J'aime l'ambiance et la simplicité de ce film et je suis fan des récits initiatique où on est spectateur de l'évolution du personnage. Ici, on voit Kiki évolué loin de sa famille et qui, comme tout adolescents qui se respectent, a ses moments de doutes et ce qui fait d'elle un personnage auquel on peut facilement s'identifier. Les personnages sont charmants et apportent tellement de chaleur au film, chacun a son importance dans le film. C'est un film qui fait du bien et que je ne me lasse jamais de le regarder. —  Voir la bande-annonce  

Le Tombeau des Lucioles - réalisé par Isao Takahata en 1988
Ou un des films les plus tristes qu'il m'ait été donné de voir. Le Tombeau des Luciole esy adapté d'une nouvelle semi-autobiographique, La Tombe des lucioles écrite en 1967 par Akiyuki Nosaka. L'intrigue se situe pendant la Seconde Guerre mondiale et raconte l'histoire d'un frère et sa jeune sœur livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère. Ce film est puissant et poignant et on nous jette dans ce tourbillon d'émotions auquel il est assez difficile d'en ressortir intact. Malgré que ce soit de l'animation, ce film est extrêmement réaliste et montre les atrocités que la guerre a pu engendrer. J'apprécie que le film ne censure pas cette réalité et qu'il adopte cette noirceur sans détour. Selon moi, c'est un classique à voir! —  Voir la bande-annonce  

Voyage vers Agartha - réalisé  par Makoto Shinkai en 2011
Avec ce film, on va dire que l'esthétique l'emporte un peu sur l'histoire. Visuellement et esthétiquement, le film est magnifique surtout le jeu d'ombre et de lumière parfaitement exécuté et les couleurs utilisées sont très chatoyantes alors que l'histoire, qui reste tout de même bien, est plutôt "lambda": on y suit une jeune fille, Asuna, qui va pénétrer dans le monde souterrain d'Agartha et va y vivre des péripéties mouvementés et souvent dangereuses. Il n’empêche que le film aborde des thèmes très importants comme le deuil par exemple mais vraiment, la force de ce film, c'est sa grande beauté visuelle et j'ai des étoiles pleins les yeux à chaque fois que je le regarde car c'est vraiment beau à voir. —  Voir la bande-annonce  

Colorful - réalisé par Keiichi Hara en 2010
Colorful  raconte l'histoire d'une âme d'une personne morte qui ne se souvient pas de sa vie passé et qui, ayant gagné lors d'un tirage au sort, a obtenu le droit à une seconde chance parmi les vivants et doit ainsi passer une épreuve  en revenant dans le corps d'un adolescent, Makoto, qui s'est suicidé. On va alors suivre cette âme habitant le corps d'un adolescent et qui va alors essayer de s'adapter à cette nouvelle vie. Ce film est juste magnifique, empli d'une sensibilité poétique et d'une morale. Malgré que ce film soit connoté fantastique, on retient surtout les thèmes actuels qu'il aborde avec brio qui sont le suicide, l’adultère et la prostitution. Le début est vraiment très bien fait car il est fait en sorte qu'on ne sache aucune information sur l’âme, de fait, ses paroles sont retranscrite sur fond noir. Cette âme, lors de son parcours, sera aidé par Pura Pura, un petit garçon-ange. Ce film reflète bien la période de l’adolescence, moment des premiers amours et des remises en questions. Colorful m'a vraiment bouleversé, je trouve l'idée principale du film originale et intéressante et la fin m'a vraiment surprise. —  Voir la bande-annonce  

Patéma et le monde inversé - réalisé par Yasuhiro Yoshiura en 2013
L'action se situe dans un monde futur proche où des scientifiques ont tenté de tirer parti de la gravité de la Terre pour produire de l’énergie. Mais cela a provoqué une catastrophe qui a inversé la gravité. Patéma, l’héroïne orpheline du film, vient d'une civilisation vivant dans de longs tunnels souterrains profondément enterrés. Elle adore explorer ces tunnels et rêve de s'aventurer dans le monde extérieur. Alors qu'elle explore LA zone dangereuse, elle croise et est attaqué par un "homme-chauve souris". Suite à ça, elle tombe dans le puits qui la mène à la surface et est sauvé par un adolescent, Age, alors qu'elle était sur le point de tomber dans le ciel, sa gravité étant inversé. Les paysages dans ce film sont juste magnifiques et on vraiment cette sensation qu'on est dans un autre monde, les vues sont à couper le souffle et c'est vraiment le point fort de Patéma et le monde inversé. On a vraiment ce jeu de couleurs, un contraste pour montrer que les deux mondes ne sont pas égaux: le monde pauvre est dépeint avec des couleurs sombres alors que tout est lumineux dans le monde plus riche. Il y a une réelle alchimie entre les personnages et on ne tombe pas dans le piégé stupide de l'amour, c'est qui est vraiment appréciable. —  Voir la bande-annonce  


L’Île de Giovanni - réalisé par Mizuho Nishikubo en 2014
Ce film suit deux frères Junpei et Kanta qui habite sur la petite île de Chikotan. L'intrigue se passe juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 et l’île vient tout juste de se faire annexée par l'armée soviétique. La famille des deux frères est obligée d'habiter dans leur grange car leur maison s'est fait réquisitionner pour que la famille d'un général russe puisse y habiter. Le film partage beaucoup de similarité avec Le Tombeau des lucioles de Isao Takahata, avec le même contexte historique et la même relation fraternelle entre les personnages principaux. Si vous avez adoré ce dernier, vous allez forcement apprécié L’île de Giovanni. —  Voir la bande-annonce

Perfect Blue - réalisé par Satoshi Kon en 1997
Perfect Blue est le premier film d'animation destinée à un public adulte que j'ai regardé. C'est un thriller psychologique et je trouve ça vraiment ingénieux d'avoir adapté le roman dont le film est issu en film d'animation. Perfect Blue raconte l'histoire de Mima, une ancienne chanteuse de J-pop qui veut se reconvertir et entamer une carrière d'actrice. Alors qu'elle accepte un petit rôle dans une série et qu'elle se forge une nouvelle image assez éloigné de la chanteuse qu'elle était,  de plus en plus d’événements inquiétants se produisent autour d'elle. Tout au long du long-métrage, le suspense se fait de plus en plus présent, étouffant et on se questionne, se demandant ce qui va arriver par la suite. Si vous n'avez pas vu ce petit bijou tout aussi fabricant que glaçant et qui a d'ailleurs inspiré plus tard Darren Aronofsky pour Black Swan, foncez ! —  Voir la bande-annonce


Akira - réalisé par Katsuhiro Ōtomo en 1988
Akira se situe dans un univers dystopique où la ville de Tokyo a été détruite en 1988 et une Troisième Guerre mondiale a eu lieu. On y rencontre une jeunesse désœuvrée et dont plus personne ne croit. Les jeunes y sont presque tous considérés comme des délinquants. Keneda, le protagoniste principal, devient héros par accident et rien ne le prédestinait à l'être malgré sa position de leader. Les militaires représente l’oppression et ici, sont les commanditaires d'un projet secret qui a pour but de trouver des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques pour pouvoir les amplifier. C'est ce qui arrive a Tetsuo, le meilleur ami d'enfance de Keneda mais psychologiquement, n'en ressortira pas indemne. On aborde ainsi la perte d'humanité avec Tetsuo et sa transformation qui l’éloigne de plus en plus de sa nature humaine et l'emporte alors petit à petit dans la folie. Je trouve qu'Akira est une oeuvre assez complexe, très bien construite, violente mais reste assez compliqué à décrire car il est fort probable que lors du visionnage du film, vous vous demandiez qu'est ce que vous êtes en train de regarder. J'ai d'ailleurs eu du mal à comprendre qui était "Akira" au premier abord, c'est donc un film à regarder de manière très attentive.
Je ne le conseille pas à un jeune public car certains passages sont assez gore et dégueulasse, même pour un film d'animation mais Akira n'en demeure pas moins un film culte, unique en son genre et assez remarquable que je conseille grandement. —  Voir la bande-annonce


Et vous, quels sont vos films d'animations japonais favoris ?


Les films d'animation japonais, ma sélection.

21 nov. 2017

Ce n'est pas la chose la plus évidente à mon sujet mais je suis plutôt friande des films d'animation japonais, plus communément appelé anime. Si vous me suivez depuis le tout début, vous vous souvenez peut-être de quelques articles sur certains films d'animation japonais - qui sont maintenant hors-ligne car ils ont tous besoin d'une bonne refonte. Etant plus jeune, j'aimais bien rentrer de l'école et regarder Détective Conan ou encore Sakura. Je ne saurais vous dire quel a été mon premier film d'animation japonais mais je tenais à vous faire une petite sélection des films que j'ai vraiment apprécié et que je vous recommande grandement de regarder si n'est pas encore le cas. 



Kiki la petite sorcière - réalisé par Hayao Miyazaki en 1989
Il n'est peut-être pas le plus réputé des films de Miazaki (c'est en général Le Voyage de Chihiro qui tient la première place dans le podium) mais c'est vraiment celui que moi je préfère. Réalisé en 1989, Kiki la petite sorcière est clairement un coming-of-age story. Kiki est une jeune sorcière et alors qu'elle atteint l'age de 13 ans, doit partir pendant un an dans une autre ville pour parfaire son apprentissage. C'est sur son balai et avec son chat doté de parole Jiji que Kiki s'envole pour une nouvelle aventure. J'aime l'ambiance et la simplicité de ce film et je suis fan des récits initiatique où on est spectateur de l'évolution du personnage. Ici, on voit Kiki évolué loin de sa famille et qui, comme tout adolescents qui se respectent, a ses moments de doutes et ce qui fait d'elle un personnage auquel on peut facilement s'identifier. Les personnages sont charmants et apportent tellement de chaleur au film, chacun a son importance dans le film. C'est un film qui fait du bien et que je ne me lasse jamais de le regarder. —  Voir la bande-annonce  

Le Tombeau des Lucioles - réalisé par Isao Takahata en 1988
Ou un des films les plus tristes qu'il m'ait été donné de voir. Le Tombeau des Luciole esy adapté d'une nouvelle semi-autobiographique, La Tombe des lucioles écrite en 1967 par Akiyuki Nosaka. L'intrigue se situe pendant la Seconde Guerre mondiale et raconte l'histoire d'un frère et sa jeune sœur livrés à eux-mêmes après la mort de leur mère. Ce film est puissant et poignant et on nous jette dans ce tourbillon d'émotions auquel il est assez difficile d'en ressortir intact. Malgré que ce soit de l'animation, ce film est extrêmement réaliste et montre les atrocités que la guerre a pu engendrer. J'apprécie que le film ne censure pas cette réalité et qu'il adopte cette noirceur sans détour. Selon moi, c'est un classique à voir! —  Voir la bande-annonce  

Voyage vers Agartha - réalisé  par Makoto Shinkai en 2011
Avec ce film, on va dire que l'esthétique l'emporte un peu sur l'histoire. Visuellement et esthétiquement, le film est magnifique surtout le jeu d'ombre et de lumière parfaitement exécuté et les couleurs utilisées sont très chatoyantes alors que l'histoire, qui reste tout de même bien, est plutôt "lambda": on y suit une jeune fille, Asuna, qui va pénétrer dans le monde souterrain d'Agartha et va y vivre des péripéties mouvementés et souvent dangereuses. Il n’empêche que le film aborde des thèmes très importants comme le deuil par exemple mais vraiment, la force de ce film, c'est sa grande beauté visuelle et j'ai des étoiles pleins les yeux à chaque fois que je le regarde car c'est vraiment beau à voir. —  Voir la bande-annonce  

Colorful - réalisé par Keiichi Hara en 2010
Colorful  raconte l'histoire d'une âme d'une personne morte qui ne se souvient pas de sa vie passé et qui, ayant gagné lors d'un tirage au sort, a obtenu le droit à une seconde chance parmi les vivants et doit ainsi passer une épreuve  en revenant dans le corps d'un adolescent, Makoto, qui s'est suicidé. On va alors suivre cette âme habitant le corps d'un adolescent et qui va alors essayer de s'adapter à cette nouvelle vie. Ce film est juste magnifique, empli d'une sensibilité poétique et d'une morale. Malgré que ce film soit connoté fantastique, on retient surtout les thèmes actuels qu'il aborde avec brio qui sont le suicide, l’adultère et la prostitution. Le début est vraiment très bien fait car il est fait en sorte qu'on ne sache aucune information sur l’âme, de fait, ses paroles sont retranscrite sur fond noir. Cette âme, lors de son parcours, sera aidé par Pura Pura, un petit garçon-ange. Ce film reflète bien la période de l’adolescence, moment des premiers amours et des remises en questions. Colorful m'a vraiment bouleversé, je trouve l'idée principale du film originale et intéressante et la fin m'a vraiment surprise. —  Voir la bande-annonce  

Patéma et le monde inversé - réalisé par Yasuhiro Yoshiura en 2013
L'action se situe dans un monde futur proche où des scientifiques ont tenté de tirer parti de la gravité de la Terre pour produire de l’énergie. Mais cela a provoqué une catastrophe qui a inversé la gravité. Patéma, l’héroïne orpheline du film, vient d'une civilisation vivant dans de longs tunnels souterrains profondément enterrés. Elle adore explorer ces tunnels et rêve de s'aventurer dans le monde extérieur. Alors qu'elle explore LA zone dangereuse, elle croise et est attaqué par un "homme-chauve souris". Suite à ça, elle tombe dans le puits qui la mène à la surface et est sauvé par un adolescent, Age, alors qu'elle était sur le point de tomber dans le ciel, sa gravité étant inversé. Les paysages dans ce film sont juste magnifiques et on vraiment cette sensation qu'on est dans un autre monde, les vues sont à couper le souffle et c'est vraiment le point fort de Patéma et le monde inversé. On a vraiment ce jeu de couleurs, un contraste pour montrer que les deux mondes ne sont pas égaux: le monde pauvre est dépeint avec des couleurs sombres alors que tout est lumineux dans le monde plus riche. Il y a une réelle alchimie entre les personnages et on ne tombe pas dans le piégé stupide de l'amour, c'est qui est vraiment appréciable. —  Voir la bande-annonce  


L’Île de Giovanni - réalisé par Mizuho Nishikubo en 2014
Ce film suit deux frères Junpei et Kanta qui habite sur la petite île de Chikotan. L'intrigue se passe juste à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945 et l’île vient tout juste de se faire annexée par l'armée soviétique. La famille des deux frères est obligée d'habiter dans leur grange car leur maison s'est fait réquisitionner pour que la famille d'un général russe puisse y habiter. Le film partage beaucoup de similarité avec Le Tombeau des lucioles de Isao Takahata, avec le même contexte historique et la même relation fraternelle entre les personnages principaux. Si vous avez adoré ce dernier, vous allez forcement apprécié L’île de Giovanni. —  Voir la bande-annonce

Perfect Blue - réalisé par Satoshi Kon en 1997
Perfect Blue est le premier film d'animation destinée à un public adulte que j'ai regardé. C'est un thriller psychologique et je trouve ça vraiment ingénieux d'avoir adapté le roman dont le film est issu en film d'animation. Perfect Blue raconte l'histoire de Mima, une ancienne chanteuse de J-pop qui veut se reconvertir et entamer une carrière d'actrice. Alors qu'elle accepte un petit rôle dans une série et qu'elle se forge une nouvelle image assez éloigné de la chanteuse qu'elle était,  de plus en plus d’événements inquiétants se produisent autour d'elle. Tout au long du long-métrage, le suspense se fait de plus en plus présent, étouffant et on se questionne, se demandant ce qui va arriver par la suite. Si vous n'avez pas vu ce petit bijou tout aussi fabricant que glaçant et qui a d'ailleurs inspiré plus tard Darren Aronofsky pour Black Swan, foncez ! —  Voir la bande-annonce


Akira - réalisé par Katsuhiro Ōtomo en 1988
Akira se situe dans un univers dystopique où la ville de Tokyo a été détruite en 1988 et une Troisième Guerre mondiale a eu lieu. On y rencontre une jeunesse désœuvrée et dont plus personne ne croit. Les jeunes y sont presque tous considérés comme des délinquants. Keneda, le protagoniste principal, devient héros par accident et rien ne le prédestinait à l'être malgré sa position de leader. Les militaires représente l’oppression et ici, sont les commanditaires d'un projet secret qui a pour but de trouver des êtres possédant des prédispositions à des pouvoirs psychiques pour pouvoir les amplifier. C'est ce qui arrive a Tetsuo, le meilleur ami d'enfance de Keneda mais psychologiquement, n'en ressortira pas indemne. On aborde ainsi la perte d'humanité avec Tetsuo et sa transformation qui l’éloigne de plus en plus de sa nature humaine et l'emporte alors petit à petit dans la folie. Je trouve qu'Akira est une oeuvre assez complexe, très bien construite, violente mais reste assez compliqué à décrire car il est fort probable que lors du visionnage du film, vous vous demandiez qu'est ce que vous êtes en train de regarder. J'ai d'ailleurs eu du mal à comprendre qui était "Akira" au premier abord, c'est donc un film à regarder de manière très attentive.
Je ne le conseille pas à un jeune public car certains passages sont assez gore et dégueulasse, même pour un film d'animation mais Akira n'en demeure pas moins un film culte, unique en son genre et assez remarquable que je conseille grandement. —  Voir la bande-annonce


Et vous, quels sont vos films d'animations japonais favoris ?






Je vous retrouve aujourd'hui pour un troisième article Back to the Nineties où je vous présente un film que j'apprécie beaucoup et que j'ai seulement découvert il y a environ trois ou quatre ans et qui s'appelle The Pagemaster ou Richard au Pays des livres magiques en français. Un film plein d'aventures où les livres sont littéralement les héros de l'histoire.


The Pagemaster est un long-métrage mêlant animation et prises de vues réelles réalisé par Pixote Hunt et Joe Johnston en 1994. Ce film nous fait faire la rencontre de Richard -incarné par Macaulay Culkin, un gamin peu ordinaire car il a peur de tout et calcule tout ses faits et gestes par des statistiques, ce qui a le don d'exaspérer ses parents qui regrette que Richard ne profite pas à fond de sa vie d'enfant. Alors que son père décide de lui construire une cabane dans un arbre, il demande à Richard d'aller lui chercher des clous à la quincaillerie. En chemin, Richard qui est parti à vélo, se retrouve sous une tempête et décide de prendre refuge dans une immense bibliothèque. Richard y fait la connaissance du bibliothécaire - joué par Christopher Lloyd - qui veut a tout prix lui donner une carte de bibliothèque bien que Richard ne veuille que passer un coup de fil pour prévenir ses parents. Alors qu'il cherche le téléphone, Richard glisse par terre et alors qu'un dragon fait de peinture se matérialise hors du plafond, Richard finit par se retrouver entraîné dans un univers animé et magique.


The Pagemaster 1994


The Pagemaster plonge sans trop attendre le spectateur dans une aventure littéraire. Richard est transporté malgré lui dans un monde magique et littéraire et ne souhaite qu'une chose, rentrer chez lui. Richard est un garçon peureux, il est loin d'être enchanter dans un monde inconnu et qui lui a l'air dangereux. Quand bien même, Richard sera aidé par trois livres, Fantasy - doublé par Whoopy Goldberg, Adventure - doublé par Patrick Stewart - et Horror, doublé par Frank Welker acteur spécialisé dans le doublage. Tout au long du film, Richard affronte ses peurs et les surpasses et tout ça grâce à l'univers des livres, on est donc en plein dans les codes du film d'apprentissage. Le dessin est simple et traditionnel, ce qui n'est pas pour me déplaire. Il faut tout de même reconnaître que Macaulay Culkin ne ressemble pas vraiment à sa version dessiné mais bon, ça ne nuit pas vraiment au film, c'est juste un détail que j'ai bien évidemment remarqué mais qui ne m'a pas vraiment dérangé.

Le film survole quelques grands classiques tels que Dr Jekyll et Mr Hyde - les deux personnages sont doublé ici par Leonard Nimoy - Moby Dick, L’île aux Trésors, Les Voyages de Gulliver ect, peut être pas assez en profondeur mais assez suffisant pour un film pour enfants, bien que ça pourrait apparaître un peu léger pour les plus vieux. Il est clair que The Pagemaster est loin d'être mémorable et d'être un chef d'oeuvre mais reste néanmoins un film d'animation divertissant et sans prétention pour les petits et les grands. Il vous fera surement pensé à un autre film, L'Histoire sans Fin, qui aborde des thèmes similaires sans toutefois l'égaler. The Pagemaster n'est peut être pas aussi puissant que L'Histoire sans Fin mais n'en reste pas moins un film qui véhicule un message attractif sur le monde de la littérature et de l'imagination en offrant plusieurs clin d’œils aux classiques de la littérature anglophone. Ce n'est peut-être pas le meilleur film d'animation au monde mais il met un peu de baume au cœur. Qui n'a d'ailleurs jamais eu envie de se plonger (littéralement) dans un roman et de vivres de folles péripéties en compagnie des héros de l'histoire ?




The Pagemaster, une aventure littéraire pour petits et grands.

10 nov. 2017





Je vous retrouve aujourd'hui pour un troisième article Back to the Nineties où je vous présente un film que j'apprécie beaucoup et que j'ai seulement découvert il y a environ trois ou quatre ans et qui s'appelle The Pagemaster ou Richard au Pays des livres magiques en français. Un film plein d'aventures où les livres sont littéralement les héros de l'histoire.


The Pagemaster est un long-métrage mêlant animation et prises de vues réelles réalisé par Pixote Hunt et Joe Johnston en 1994. Ce film nous fait faire la rencontre de Richard -incarné par Macaulay Culkin, un gamin peu ordinaire car il a peur de tout et calcule tout ses faits et gestes par des statistiques, ce qui a le don d'exaspérer ses parents qui regrette que Richard ne profite pas à fond de sa vie d'enfant. Alors que son père décide de lui construire une cabane dans un arbre, il demande à Richard d'aller lui chercher des clous à la quincaillerie. En chemin, Richard qui est parti à vélo, se retrouve sous une tempête et décide de prendre refuge dans une immense bibliothèque. Richard y fait la connaissance du bibliothécaire - joué par Christopher Lloyd - qui veut a tout prix lui donner une carte de bibliothèque bien que Richard ne veuille que passer un coup de fil pour prévenir ses parents. Alors qu'il cherche le téléphone, Richard glisse par terre et alors qu'un dragon fait de peinture se matérialise hors du plafond, Richard finit par se retrouver entraîné dans un univers animé et magique.


The Pagemaster 1994


The Pagemaster plonge sans trop attendre le spectateur dans une aventure littéraire. Richard est transporté malgré lui dans un monde magique et littéraire et ne souhaite qu'une chose, rentrer chez lui. Richard est un garçon peureux, il est loin d'être enchanter dans un monde inconnu et qui lui a l'air dangereux. Quand bien même, Richard sera aidé par trois livres, Fantasy - doublé par Whoopy Goldberg, Adventure - doublé par Patrick Stewart - et Horror, doublé par Frank Welker acteur spécialisé dans le doublage. Tout au long du film, Richard affronte ses peurs et les surpasses et tout ça grâce à l'univers des livres, on est donc en plein dans les codes du film d'apprentissage. Le dessin est simple et traditionnel, ce qui n'est pas pour me déplaire. Il faut tout de même reconnaître que Macaulay Culkin ne ressemble pas vraiment à sa version dessiné mais bon, ça ne nuit pas vraiment au film, c'est juste un détail que j'ai bien évidemment remarqué mais qui ne m'a pas vraiment dérangé.

Le film survole quelques grands classiques tels que Dr Jekyll et Mr Hyde - les deux personnages sont doublé ici par Leonard Nimoy - Moby Dick, L’île aux Trésors, Les Voyages de Gulliver ect, peut être pas assez en profondeur mais assez suffisant pour un film pour enfants, bien que ça pourrait apparaître un peu léger pour les plus vieux. Il est clair que The Pagemaster est loin d'être mémorable et d'être un chef d'oeuvre mais reste néanmoins un film d'animation divertissant et sans prétention pour les petits et les grands. Il vous fera surement pensé à un autre film, L'Histoire sans Fin, qui aborde des thèmes similaires sans toutefois l'égaler. The Pagemaster n'est peut être pas aussi puissant que L'Histoire sans Fin mais n'en reste pas moins un film qui véhicule un message attractif sur le monde de la littérature et de l'imagination en offrant plusieurs clin d’œils aux classiques de la littérature anglophone. Ce n'est peut-être pas le meilleur film d'animation au monde mais il met un peu de baume au cœur. Qui n'a d'ailleurs jamais eu envie de se plonger (littéralement) dans un roman et de vivres de folles péripéties en compagnie des héros de l'histoire ?




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