The Passage, une série avec des vampires qui peine parfois à convaincre.

30 avr. 2019

The Passage (série FOX)




Le mythe du vampire est en vogue depuis quelques années puisqu'on le retrouve dans The Vampire Diaries et ses spin-offs, Shadowhunters ou encore dans A Discovery of Witches. Adaptation de la trilogie éponyme écrite par Justin Cronin, The Passage réinvente le mythe du vampire, mais malheureusement, la série peine à se démarquer.
Le projet Noah a pour but d'analyser un virus, découvert trois années plus tôt en Bolivie, capable de soigner toutes les maladies, mais aussi de transformer les humains en créature proche du vampire. Quand Amy Bellafonte, orpheline depuis peu, est choisie pour être un cobaye, l'agent fédéral Wolgast est chargé de l'amener sur les lieux de l'expérience. L'agent va s'attacher à elle et va tout faire pour la protéger, quitte à mettre le projet en péril.


Quand un virus transforme l'humain en créature, c'est le plus souvent en zombie mais dans The Passage, l'humain devient une créature assoiffée de sang et qui craint la lumière. Baptisés viralspuisque selon les dires des scientifiques de la série les vampires n'existent pas, ces créatures étaient donc autrefois des humains et plus précisément des criminels dans le couloir de la mort, exception faite avec le patient 0 qui fut le premier à être infecté par le virus en Bolivie, le Dr. Tim Fanning, qui sera le principal antagoniste de la série. Malgré son intrigue, The Passage se dirige plus vers la série dramatique que vers la série post-apocalyptique/action puisque la série se focalise beaucoup sur la relation entre l'agent Bradley Wolgast et la jeune Amy, notamment lors des premiers épisodes. Lui a perdu sa fille tandis qu'elle est orpheline, sa mère étant décédé d'une overdose, une relation forte va donc s'installer entre les deux personnages et l’alchimie entre leurs interprètes, Mark-Paul Gosselaar et Saniyya Sidney, est indéniable.

Le rythme de la série est correcte lors des premiers épisodes, l'histoire captive et les personnages sont intéressants mais l'intrigue fini à un moment par ralentir et faire du sur-place pour laisser place aux questionnements des scientifiques qui commencent à avoir des remords d'avoir testé ce virus sur des cobayes humains. C'est d'ailleurs assez surprenant comme certains épisodes se ressemblent, ce qui renforce l'idée que l'intrigue n'avance pas vraiment. Au final, ça manque cruellement d'action et tout s’accélère lors de l'avant dernier épisode. Qui plus est, le dernier épisode de la série est très moyen, il ne s'y passe pas grand chose et le dénouement se révèle être expéditif et banal.

The Passage (série FOX)
Au final, il y avait matière à faire de The Passage une série beaucoup plus travaillée et surtout plus angoissante. La mythologie autour de la série aurait pu être mieux développée, car tout ce qu'on sait sur le virus est assez superficiel et on sait relativement peu de choses sur les virals et leur condition. L'apparence des virals fait vraiment penser aux vampires de The Vampire Diaries, avec les veines qui ressortent sur le visage et la couleur de l'iris qui s’altère, ça reste donc simple mais ça fonctionne même si du coup, leur apparence est loin d'être effrayante. Ceci dit, j'ai trouvé ça intéressant que ces virals soient des télépathes capable de manipuler et de hanter les rêves des scientifiques travaillant sur le virus, on retrouve donc ici les pouvoirs qu'on attribue régulièrement à la figure classique du vampire.

The Passage est loin d’être mémorable mais la série contient de bons éléments, les acteurs sont convaincants et malgré quelques soucis de rythme et du traitement de l'intrigue, la série reste tout de même divertissante mais il est vrai que je pensais être plus époustouflée. Vu la fin du dernier épisode, la série devrait prendre une tout autre tournure si elle est renouvelé pour une deuxième saison. A suivre !

3 commentaires

  1. Je ne connaissais pas du tout cette série donc c'est une intéressante découverte! Tout d'abord car je suis contente de retrouver Mark-Paul Gosselaar au casting. Je serai à jamais une fan de Zack Morris. Mais ensuite l'histoire m'intrigue. Comme tu dis pour une fois on ne parle pas de zombie mais de vampire, ce que je trouve intéressant et un rien plus plausible. Surtout la transformation esthétique et le fait d'être sensible à la lumière, de là à développer des pouvoirs ou avoir une soif de sang peut-être pas. C'est dommage que l'intrigue tire en longueur, peut-être qu'ils auraient dû raccourcir le nombre d'épisode. C'est étrange car généralement quand une série est basée sur un livre, elle est jugée trop courte et là c'est un peu l'inverse. En tout cas je suis tentée! La petite Amy a l'air tellement badass héhé mais aussi cruel que ça puisse paraître, je ne comprends pas pourquoi ils ont besoin d'Amy spécialement. Ils ne savent pas prendre un autre enfant? Enfin je suppose que c'est expliqué dans la série. Aaah voilà je suis super intriguée maintenant 😅

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, il n'y a pas vraiment eu beaucoup de promo ou de retour sur The Passage (d'ailleurs, j'ai l'impression que si les séries ne sont pas produites par Netflix, elles perdent en visibilité). Haha, je n'ai jamais regardé Sauvés par le gong mais j'avais déjà vu trainer des gifs de son personnage. Je n'ai jamais fini le roman mais le peu que j'avais lu, la série s'éloigne tout de même de l'oeuvre d'origine donc on ne peut pas vraiment comparé au niveau de la longueur.
      Haha, en fait, elle est choisi tout simplement car elle vient de perdre sa mère, elle n'a plus personne donc sa disparition n'inquiétera personne. Tu me diras si tu la regardes, j'aimerais bien avoir ton avis si c'est le cas ;)

      Bises ma belle !

      Supprimer
  2. Ouah ! C'est fou le nombre de séries adaptées de livres qui sortent en ce moment. C'est comme pour le cinéma maintenant. Je voudrais lire les romans avant de ma lancer dans la série, j'ai toujours trouvé que l'histoire avait quelque chose de fascinant :)

    RépondreSupprimer

© Le Rewind Club – La (pop) culture d'hier et d'aujourd'hui. Design by Fearne and edited by Jules.