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Sweetbitter, une série initiatique plaisante mais déjà-vu.







Je n'avais jamais entendu parler de Sweetbitter jusqu'à ce que je la trouve par hasard sur un site de streaming (mais je connaissais de nom du livre dont la série est une adaptation). Diffusée à partir de mai 2018, Sweetbitter est une série initiatique où on suit Tess qui décide sur un coup de tête de quitter sa ville natale pour aller vivre à New-York. Elle réussira à se faire embaucher dans un restaurant chic en tant que serveuse mais ça ne sera pas de tout repos. REGARDER LE TRAILER SAISON 1

Une histoire déjà-vu mais qui fonctionne
Sur le papier, Sweetbitter ne fait pas dans l'originalité, c'est même un peu du déjà-vu et pourtant, la série vaut le coup d’œil.  J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de la série, qui se passe principalement dans le restaurant. La série arrive vraiment à faire ressentir le coté frénétique lié à l'ambiance d'une cuisine d'un restaurant, autant dans le fond que dans la forme puisque la saison s'étend sur seulement six épisodes d'une durée de 30 minutes. Je trouve d'ailleurs que le récit est vraiment bien réparti malgré le peu d'épisodes. Ceci-dit, l'histoire reste plutôt convenue et ne sort pas des sentiers battus.
Sweetbitter, une série initiatique plaisante mais déjà-vu.
Des personnages sympathiques mais stéréotypés
Tess, incarnée par l'actrice Ella Purnell, est une une jeune femme un peu naïve qui se lance dans le métier de serveuse car c'est un moyen facile et rapide pour se faire de l'argent mais elle va vite se rendre compte que c'est loin d'être facile. Déterminée, elle va s'acharner à exceller dans son métier en apprenant à transporter trois assiettes lors d'un service ou en étudiant la complexité de l’œnologie (l'étude du vin). Le synopsis annonce que Tess va être introduite aux drogues, à l'amour et à la luxure et c'est totalement vrai mais dit comme ça, je pensais que ça allait nuire à Tess et au final, pas vraiment, ce qui peut être un peu décevant. Il aurait été intéressant qu'il y ait de vraies embûches sur le chemin de Tess et on a vraiment l'impression que tout ses problèmes se résolvent avec beaucoup trop de facilité. Il est aussi décevant que les personages secondaires ne soient pas mieux exploités car au final, ils restent assez en retrait et on n'apprend pas vraiment à les connaitre. Ce que je retiens, c'est que l'écriture des personnages laisse à désirer, Tess est le cliché de la jeune femme qui veut faire sa vie à New-York tandis que son love-interest, Jake (Tom Sturridge) incarne le parfait stéréotype du mec ténébreux au passé tortueux.

Alors, on regarde ou pas ?
Avec une première saison assez convaincante, je dirais que Sweetbitter est une série plaisante, qui se regarde vite, qu'on apprécie sur le moment mais qui est loin d'être inoubliable. La saison 2 est actuellement en cours de diffusion et je ne sais pas si j'ai envie de continuer car oui, j'ai bien aimé la série, je l'ai même binge-watché mais au bout du compte, je n'étais pas si investie que ça dans l'histoire et même si le personnage de Tess est sympathique, je ne me suis pas particulièrement attachée à elle. Je me laisse un temps de réflexion pour savoir si je continue l'aventure ou non.

Sweetbitter, une série initiatique plaisante mais déjà-vu.

30 juil. 2019

Sweetbitter, une série initiatique plaisante mais déjà-vu.







Je n'avais jamais entendu parler de Sweetbitter jusqu'à ce que je la trouve par hasard sur un site de streaming (mais je connaissais de nom du livre dont la série est une adaptation). Diffusée à partir de mai 2018, Sweetbitter est une série initiatique où on suit Tess qui décide sur un coup de tête de quitter sa ville natale pour aller vivre à New-York. Elle réussira à se faire embaucher dans un restaurant chic en tant que serveuse mais ça ne sera pas de tout repos. REGARDER LE TRAILER SAISON 1

Une histoire déjà-vu mais qui fonctionne
Sur le papier, Sweetbitter ne fait pas dans l'originalité, c'est même un peu du déjà-vu et pourtant, la série vaut le coup d’œil.  J'ai beaucoup aimé l'atmosphère de la série, qui se passe principalement dans le restaurant. La série arrive vraiment à faire ressentir le coté frénétique lié à l'ambiance d'une cuisine d'un restaurant, autant dans le fond que dans la forme puisque la saison s'étend sur seulement six épisodes d'une durée de 30 minutes. Je trouve d'ailleurs que le récit est vraiment bien réparti malgré le peu d'épisodes. Ceci-dit, l'histoire reste plutôt convenue et ne sort pas des sentiers battus.
Sweetbitter, une série initiatique plaisante mais déjà-vu.
Des personnages sympathiques mais stéréotypés
Tess, incarnée par l'actrice Ella Purnell, est une une jeune femme un peu naïve qui se lance dans le métier de serveuse car c'est un moyen facile et rapide pour se faire de l'argent mais elle va vite se rendre compte que c'est loin d'être facile. Déterminée, elle va s'acharner à exceller dans son métier en apprenant à transporter trois assiettes lors d'un service ou en étudiant la complexité de l’œnologie (l'étude du vin). Le synopsis annonce que Tess va être introduite aux drogues, à l'amour et à la luxure et c'est totalement vrai mais dit comme ça, je pensais que ça allait nuire à Tess et au final, pas vraiment, ce qui peut être un peu décevant. Il aurait été intéressant qu'il y ait de vraies embûches sur le chemin de Tess et on a vraiment l'impression que tout ses problèmes se résolvent avec beaucoup trop de facilité. Il est aussi décevant que les personages secondaires ne soient pas mieux exploités car au final, ils restent assez en retrait et on n'apprend pas vraiment à les connaitre. Ce que je retiens, c'est que l'écriture des personnages laisse à désirer, Tess est le cliché de la jeune femme qui veut faire sa vie à New-York tandis que son love-interest, Jake (Tom Sturridge) incarne le parfait stéréotype du mec ténébreux au passé tortueux.

Alors, on regarde ou pas ?
Avec une première saison assez convaincante, je dirais que Sweetbitter est une série plaisante, qui se regarde vite, qu'on apprécie sur le moment mais qui est loin d'être inoubliable. La saison 2 est actuellement en cours de diffusion et je ne sais pas si j'ai envie de continuer car oui, j'ai bien aimé la série, je l'ai même binge-watché mais au bout du compte, je n'étais pas si investie que ça dans l'histoire et même si le personnage de Tess est sympathique, je ne me suis pas particulièrement attachée à elle. Je me laisse un temps de réflexion pour savoir si je continue l'aventure ou non.
80s All the Way, musical playlist.
Voilà bien longtemps que je n'avais pas proposé une playlist avec seulement des chansons des années 80 et ça m'avait manqué d'ailleurs. Je me rends compte qu'avec la découverte de la synthwave, j'écoutais moins de sons des années 80 qu'auparavant et j'ai remédié à ça lors d'un trajet en voiture avec ma meilleure amie alors que nous partions pour Honfleur. J'avais alors sélectionné une playlist Spotify intitulée All Out 80s, qui semble d'ailleurs personnalisée puisque j'ai comparé avec celle du compte Spotify de ma mère et ce ne sont pas les mêmes chansons. Dans cette playlist, j'ai eu des coups de cœur pour de nombreuses chansons, je les ai donc rassemblé dans une ma propre playlist que j'ai intitulé 80s All the Way. Si vous me suivez sur Instagram, les chansons vous seront familières puisque j'en ai partagé une bonne partie dans mes stories mais je me suis dit que c'était une bonne idée de la partager ici également, je vous souhaite donc une bonne écoute!




80s All the Way, musical playlist.

26 juil. 2019

80s All the Way, musical playlist.
Voilà bien longtemps que je n'avais pas proposé une playlist avec seulement des chansons des années 80 et ça m'avait manqué d'ailleurs. Je me rends compte qu'avec la découverte de la synthwave, j'écoutais moins de sons des années 80 qu'auparavant et j'ai remédié à ça lors d'un trajet en voiture avec ma meilleure amie alors que nous partions pour Honfleur. J'avais alors sélectionné une playlist Spotify intitulée All Out 80s, qui semble d'ailleurs personnalisée puisque j'ai comparé avec celle du compte Spotify de ma mère et ce ne sont pas les mêmes chansons. Dans cette playlist, j'ai eu des coups de cœur pour de nombreuses chansons, je les ai donc rassemblé dans une ma propre playlist que j'ai intitulé 80s All the Way. Si vous me suivez sur Instagram, les chansons vous seront familières puisque j'en ai partagé une bonne partie dans mes stories mais je me suis dit que c'était une bonne idée de la partager ici également, je vous souhaite donc une bonne écoute!




Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.





Il aura fallu attendre plus d’un an et demi pour connaître la suite des aventures des héros de Stranger Things. Disponible sur Netflix depuis le 4 juillet 2019, cette troisième saison est convaincante et ne déçoit que sur très peu de points. La série prend une sorte de nouveau tournant mais d'un coté, il y a un aspect assez identique au niveau du schéma narratif, ce qui peut faire naître un sentiment de lassitude puisqu’il n'y a aucune réelle prise de risque. Ceci dit, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié cette nouvelle saison et je trouve que ça valait le coup d'attendre autant de temps. Si ça vous intéresse encore, je vous invite à lire ma critique sur la saison 1 ainsi que celle sur la saison 2

L'esthétique et l’intrigue de Stranger Things 3
Avec cette troisième saison, on retrouve Hawkins et ses habitants, un peu plus d’an après les événements de la saison 2 et pour la première fois depuis le début de la série, cette nouvelle saison se passe pendant l’été, en 1985. Adieu l’automne et les costumes d’Halloween et bonjour au soleil, à la piscine municipale et au nouveau centre commercial, Starcourt. J’ai beaucoup aimé l’ambiance apportée par le centre commercial, les scènes qui s’y passent sont colorées et ça apporte encore plus une touche années 80 et ça m’a fait pensé à pas mal de scènes qu’on pouvait voir dans les teen-movies des années 80 (Weird Science, Fast Times at Ridgemont High, Valley Girl, ect). En effet, cette saison ne manque pas de faire hommage au cinéma des années 80 et on retiendra l'influence des films de James Cameron (plus précisément Terminator et Aliens) et ceux de John Carpenter pour cette troisième saison. Au niveau de la musique, Kyle Dixon et Michael Stein ont encore fait de l’excellent travail et j’étais assez contente de retrouver certains morceaux utilisé lors de la saison 2 (Eulogy ). Au niveau des chansons, on rejoue bien évidemment la carte des 80s avec des chansons très pop tels que Material Girl de Madonna ou encore Workin' For A Livin' de Huey Lewis and The News. Tout comme les saisons précédentes, on retrouve un visuel très cinématographique qui est plaisant à l’œil et il y a davantage d'effets spéciaux dans cette saison, on voit que les Duffer Brothers ont mis les bouchés doubles.

On ne va pas se le cacher,  mise à part l’intrigue autour des Russes, cette troisième saison reprend un peu la même histoire que que les saisons précédentes et on ne prend pas vraiment de risques. Comme il était suggéré en voyant les dernières secondes du dernier épisode de la saison précédente, on retrouve le grand méchant de la saison 2, The Mind Flayer, qui a réussi à réchapper à la fermeture de portail par Eleven à la fin de la deuxième saison et alors qu'il était représenté avec des ombres, on le retrouve dans cette nouvelle saison en chair et en os si je peux dire.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.
La saison 3 véhicule un peu une vibe à la Red Dawn (long-métrage sorti en 1984) avec la présence des Russes à Hawkins mais je trouve que leur introduction reste un peu brouillon mais il semblerait qu’on en sache plus dans la prochaine saison. La saison mise aussi sur un côté très teenager, surtout lors des trois premiers épisodes, ce qui n’est pas déplaisant. C’était intéressant de voir l’amitié (qui semble naissante) entre Eleven et Max et d’avoir cette dimension boys vs. girls mais j'avoue avoir été déçu qu'on ne retrouve pas une bande soudée, c'est ce qui m'avait d'ailleurs dérangé lors de la deuxième saison mais d'un coté, ça montre que nos héros grandissent et qu'il est possible qu'en quittant le monde de l'enfance, ils finissent par s'éloigner des uns et des autres (un peu une fin à la Stand by Me). Concernant le ton de la série, je trouve que c'est la saison la plus drôle, j'ai vraiment bien ri devant mais c'est aussi la saison la plus triste et la plus sombre, ce qui est très paradoxal mais assez intéressant en fin de compte.

Emois amoureux et fin de l'enfance pour nos personnages
La bande-annonce de la saison 3 laissait présager que cette saison allait marquer la fin de l’enfance Adieu le monde de l’enfance, les kids de Stranger Things ne le sont plus vraiment et sont enfin dans le stade de l’adolescence. Mike et Eleven sortent ensemble et ont tendance à passer une peu trop de temps ensemble (au grand dam de Hopper), Lucas et Max sortent également ensemble mais leur couple n’est pas tellement mis en avant. Seul Will se trouve célibataire parmi ces jeunes qui sont en émois amoureux et il est donc assez en décalage par rapport à ses amis. Ce personnage m’a fait beaucoup de peine et même si on lui offre un peu de répit par rapport aux deux premières saisons, ça m’a fait mal au cœur qu’il soit ainsi mis de côté. Contrairement aux autres, Will essaye tant bien que mal de s'accrocher aux derniers instants de son enfance, en voulant par exemple jouer à Dungeons & Dragons mais il se rendra vite compte que ce n'est pas le cas du reste de la bande. J’avais vraiment été impressionné par la prestation de Noah Schnapp lors de la deuxième saison et je trouve que son personnage n’est pas du tout exploité dans cette saison et j'espère sincèrement qu’il sera remis sur le devant de la scène lors de la saison 4.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Eleven dans cette saison. Entre amoureuse transie et adolescente badass, je trouve qu’il y a un équilibre intéressant entre sa nature d’adolescente et celle d’une jeune fille aux pouvoirs extraordinaire qui a la tâche compliquée de sauver la ville d’Hawkins, encore une fois. Millie Bobby Brown est tout simplement excellente et elle m’a vraiment impressionné.

Moi qui n’a jamais été une grande fan de Jonathan et Nancy, j’avoue que j’ai mieux accroché avec ces personnages, surtout Nancy, qui se révèle être de plus en plus une jeune femme déterminée qui ne se laisse pas marcher sur les pieds (le sujet de la place des femmes dans le monde du travail est introduit dans cette nouvelle saison à travers son personnage) et il faut l’avouer, elle est badass avec un flingue.

La bromance entre Dustin et Steve, toujours au rendez-vous
Si comme moi vous aviez aimé le duo inattendu formé par Steve et Dustin dans Stranger Things 2, vous ne serez pas déçu car le duo est davantage présent dans cette troisième saison et l’alchimie est toujours là. Dustin est toujours égal à lui même tandis qu’on retrouve un Steve un peu perdu, qui n’a été accepté dans aucune fac et qui travaille durant l’été en tant que vendeur de glace, en compagnie de Robin, un nouveau personnage incarné par Maya Hawke. Robin est une addition plaisante, elle est intelligente et sait prendre les devants et au final, elle arrive parfaitement à s'intégrer au groupe formé par Steve et Dustin.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

La majorité du public l'avait adoré et moi aussi et malgré qu'elle soit assez agaçante, Erica, la petite sœur de Lucas est de retour. Davantage présente à l'écran, elle fait intégralement partie de l'aventure en rejoignant le petit groupe formé par Dustin, Steve et Robin. Toujours aussi sassy, la présence d'Erica rajoute encore plus d'humour à la saison.

En ce qui concerne les personnages adultes, j’ai eu du mal avec Hopper cette saison, autant j’aimais bien le personnage dans les saisons précédentes, je l’ai trouvé plutôt imbuvable dans cette saison 3, il est toujours en colère et j’ai trouvé ça un peu malsain qu’il veuille saboter à tout prix la relation entre Mike et Eleven. Même son comportement avec Joyce laisse à désirer. J'ai beaucoup aimé le duo entre Murray, le reporter excentrique qui avait été introduit lors de la deuxième saison, et Alexei, un scientifique russe un peu enfantin qui a été kidnappé par Joyce et Hopper. Bien que ce duo soit tout de même assez peu présent à l'écran, il ajoute un touche d'humour aux derniers épisodes plutôt sombres.

L’antagoniste humain qui sert enfin à quelque chose, j'ai nommé Billy
Si vous avez lu ma critique pour la saison précédente, vous savez que ce personnage m'avait déçu et j'avais trouvé qu'il n'avez pas une grande utilité. J’espérais alors que le personnage soit davantage exploité lors de la troisième saison et mes prières ont été entendues. Billy prend enfin de l'ampleur et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il devient un antagoniste plutôt convaincant et effrayant. De plus, on en saura un peu plus sur son passé pour expliquer son comportement.

En conclusion, Stranger Things 3 est une bonne saison et une bonne continuité des saisons précédentes (malgré une facilité scénaristique qui saute aux yeux) mais selon moi, vu le ton donné avec cette troisième saison, et même si j’adore la série, j'aimerais que la quatrième saison soit la dernière. La série ne devrait pas trainer en longueur, au risque de perdre en qualité narrative et la série mérite d'avoir un beau final pour clôturer ce récit. J'espère que cette critique vous aura plu, j'ai essayé de l'écrire en évitant de trop spoiler mais je vous invite à discuter davantage de la saison dans les commentaires ou même sur Twitter. 

Stranger Things 3, ma critique.

12 juil. 2019

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.





Il aura fallu attendre plus d’un an et demi pour connaître la suite des aventures des héros de Stranger Things. Disponible sur Netflix depuis le 4 juillet 2019, cette troisième saison est convaincante et ne déçoit que sur très peu de points. La série prend une sorte de nouveau tournant mais d'un coté, il y a un aspect assez identique au niveau du schéma narratif, ce qui peut faire naître un sentiment de lassitude puisqu’il n'y a aucune réelle prise de risque. Ceci dit, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié cette nouvelle saison et je trouve que ça valait le coup d'attendre autant de temps. Si ça vous intéresse encore, je vous invite à lire ma critique sur la saison 1 ainsi que celle sur la saison 2

L'esthétique et l’intrigue de Stranger Things 3
Avec cette troisième saison, on retrouve Hawkins et ses habitants, un peu plus d’an après les événements de la saison 2 et pour la première fois depuis le début de la série, cette nouvelle saison se passe pendant l’été, en 1985. Adieu l’automne et les costumes d’Halloween et bonjour au soleil, à la piscine municipale et au nouveau centre commercial, Starcourt. J’ai beaucoup aimé l’ambiance apportée par le centre commercial, les scènes qui s’y passent sont colorées et ça apporte encore plus une touche années 80 et ça m’a fait pensé à pas mal de scènes qu’on pouvait voir dans les teen-movies des années 80 (Weird Science, Fast Times at Ridgemont High, Valley Girl, ect). En effet, cette saison ne manque pas de faire hommage au cinéma des années 80 et on retiendra l'influence des films de James Cameron (plus précisément Terminator et Aliens) et ceux de John Carpenter pour cette troisième saison. Au niveau de la musique, Kyle Dixon et Michael Stein ont encore fait de l’excellent travail et j’étais assez contente de retrouver certains morceaux utilisé lors de la saison 2 (Eulogy ). Au niveau des chansons, on rejoue bien évidemment la carte des 80s avec des chansons très pop tels que Material Girl de Madonna ou encore Workin' For A Livin' de Huey Lewis and The News. Tout comme les saisons précédentes, on retrouve un visuel très cinématographique qui est plaisant à l’œil et il y a davantage d'effets spéciaux dans cette saison, on voit que les Duffer Brothers ont mis les bouchés doubles.

On ne va pas se le cacher,  mise à part l’intrigue autour des Russes, cette troisième saison reprend un peu la même histoire que que les saisons précédentes et on ne prend pas vraiment de risques. Comme il était suggéré en voyant les dernières secondes du dernier épisode de la saison précédente, on retrouve le grand méchant de la saison 2, The Mind Flayer, qui a réussi à réchapper à la fermeture de portail par Eleven à la fin de la deuxième saison et alors qu'il était représenté avec des ombres, on le retrouve dans cette nouvelle saison en chair et en os si je peux dire.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.
La saison 3 véhicule un peu une vibe à la Red Dawn (long-métrage sorti en 1984) avec la présence des Russes à Hawkins mais je trouve que leur introduction reste un peu brouillon mais il semblerait qu’on en sache plus dans la prochaine saison. La saison mise aussi sur un côté très teenager, surtout lors des trois premiers épisodes, ce qui n’est pas déplaisant. C’était intéressant de voir l’amitié (qui semble naissante) entre Eleven et Max et d’avoir cette dimension boys vs. girls mais j'avoue avoir été déçu qu'on ne retrouve pas une bande soudée, c'est ce qui m'avait d'ailleurs dérangé lors de la deuxième saison mais d'un coté, ça montre que nos héros grandissent et qu'il est possible qu'en quittant le monde de l'enfance, ils finissent par s'éloigner des uns et des autres (un peu une fin à la Stand by Me). Concernant le ton de la série, je trouve que c'est la saison la plus drôle, j'ai vraiment bien ri devant mais c'est aussi la saison la plus triste et la plus sombre, ce qui est très paradoxal mais assez intéressant en fin de compte.

Emois amoureux et fin de l'enfance pour nos personnages
La bande-annonce de la saison 3 laissait présager que cette saison allait marquer la fin de l’enfance Adieu le monde de l’enfance, les kids de Stranger Things ne le sont plus vraiment et sont enfin dans le stade de l’adolescence. Mike et Eleven sortent ensemble et ont tendance à passer une peu trop de temps ensemble (au grand dam de Hopper), Lucas et Max sortent également ensemble mais leur couple n’est pas tellement mis en avant. Seul Will se trouve célibataire parmi ces jeunes qui sont en émois amoureux et il est donc assez en décalage par rapport à ses amis. Ce personnage m’a fait beaucoup de peine et même si on lui offre un peu de répit par rapport aux deux premières saisons, ça m’a fait mal au cœur qu’il soit ainsi mis de côté. Contrairement aux autres, Will essaye tant bien que mal de s'accrocher aux derniers instants de son enfance, en voulant par exemple jouer à Dungeons & Dragons mais il se rendra vite compte que ce n'est pas le cas du reste de la bande. J’avais vraiment été impressionné par la prestation de Noah Schnapp lors de la deuxième saison et je trouve que son personnage n’est pas du tout exploité dans cette saison et j'espère sincèrement qu’il sera remis sur le devant de la scène lors de la saison 4.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Eleven dans cette saison. Entre amoureuse transie et adolescente badass, je trouve qu’il y a un équilibre intéressant entre sa nature d’adolescente et celle d’une jeune fille aux pouvoirs extraordinaire qui a la tâche compliquée de sauver la ville d’Hawkins, encore une fois. Millie Bobby Brown est tout simplement excellente et elle m’a vraiment impressionné.

Moi qui n’a jamais été une grande fan de Jonathan et Nancy, j’avoue que j’ai mieux accroché avec ces personnages, surtout Nancy, qui se révèle être de plus en plus une jeune femme déterminée qui ne se laisse pas marcher sur les pieds (le sujet de la place des femmes dans le monde du travail est introduit dans cette nouvelle saison à travers son personnage) et il faut l’avouer, elle est badass avec un flingue.

La bromance entre Dustin et Steve, toujours au rendez-vous
Si comme moi vous aviez aimé le duo inattendu formé par Steve et Dustin dans Stranger Things 2, vous ne serez pas déçu car le duo est davantage présent dans cette troisième saison et l’alchimie est toujours là. Dustin est toujours égal à lui même tandis qu’on retrouve un Steve un peu perdu, qui n’a été accepté dans aucune fac et qui travaille durant l’été en tant que vendeur de glace, en compagnie de Robin, un nouveau personnage incarné par Maya Hawke. Robin est une addition plaisante, elle est intelligente et sait prendre les devants et au final, elle arrive parfaitement à s'intégrer au groupe formé par Steve et Dustin.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

La majorité du public l'avait adoré et moi aussi et malgré qu'elle soit assez agaçante, Erica, la petite sœur de Lucas est de retour. Davantage présente à l'écran, elle fait intégralement partie de l'aventure en rejoignant le petit groupe formé par Dustin, Steve et Robin. Toujours aussi sassy, la présence d'Erica rajoute encore plus d'humour à la saison.

En ce qui concerne les personnages adultes, j’ai eu du mal avec Hopper cette saison, autant j’aimais bien le personnage dans les saisons précédentes, je l’ai trouvé plutôt imbuvable dans cette saison 3, il est toujours en colère et j’ai trouvé ça un peu malsain qu’il veuille saboter à tout prix la relation entre Mike et Eleven. Même son comportement avec Joyce laisse à désirer. J'ai beaucoup aimé le duo entre Murray, le reporter excentrique qui avait été introduit lors de la deuxième saison, et Alexei, un scientifique russe un peu enfantin qui a été kidnappé par Joyce et Hopper. Bien que ce duo soit tout de même assez peu présent à l'écran, il ajoute un touche d'humour aux derniers épisodes plutôt sombres.

L’antagoniste humain qui sert enfin à quelque chose, j'ai nommé Billy
Si vous avez lu ma critique pour la saison précédente, vous savez que ce personnage m'avait déçu et j'avais trouvé qu'il n'avez pas une grande utilité. J’espérais alors que le personnage soit davantage exploité lors de la troisième saison et mes prières ont été entendues. Billy prend enfin de l'ampleur et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il devient un antagoniste plutôt convaincant et effrayant. De plus, on en saura un peu plus sur son passé pour expliquer son comportement.

En conclusion, Stranger Things 3 est une bonne saison et une bonne continuité des saisons précédentes (malgré une facilité scénaristique qui saute aux yeux) mais selon moi, vu le ton donné avec cette troisième saison, et même si j’adore la série, j'aimerais que la quatrième saison soit la dernière. La série ne devrait pas trainer en longueur, au risque de perdre en qualité narrative et la série mérite d'avoir un beau final pour clôturer ce récit. J'espère que cette critique vous aura plu, j'ai essayé de l'écrire en évitant de trop spoiler mais je vous invite à discuter davantage de la saison dans les commentaires ou même sur Twitter. 

Le Rewind Club: Trinkets, un teen drama divertissant mais sans originalité.




Je ne m'attendais à rien de spécial en lançant sur Netflix le premier épisode de Trinkets et au final, je fus plutôt surprise. Adaptation du roman éponyme écrit par Kirsten "Kiwi" Smith, connue pour avoir écrit les scénarios de 10 Things I Hate About You, Legally Blonde ou encore Ella Enchanted, Trinkets suit trois ados de 17 ans, Elodie (Brianna Hildebrand), Tabitha (Quintessa Swindell) et Moe (Kiana Madeira), qui vont dans le même lycée mais qui se parlent pour la première fois lors d’une réunion de Shoplifters Anonymous. A travers leurs problèmes de cleptomanie, les trois jeunes femmes font se rapprocher alors qu’elles viennent de clans sociaux différents: Elodie est la nouvelle du lycée, Tabitha est Miss Populaire tandis que Moe oscille entre rebelle et première de la classe.



J’ai relativement bien apprécié cette série que j’ai binge-watché en une journée. Les personnages sont attachants et j’ai beaucoup aimé que, malgré leurs différences, Elodie, Tabitha et Moe vont vite tisser des liens d’amitié, ce qui m’a donné un peu une vibe à la The Breakfast Club et il y a une bonne alchimie entre les trois actrices. Qui dit teen drama dit forcement love story, et de ce coté-là, je reste moins convaincue, j'ai trouvé qu'on en savait peu sur les plusieurs love interests de la série et au final, ces relations amoureuses peinent réellement à convaincre mais on appréciera tout de même la présence d'une love story queer.

Scénaristiquement parlant, Trinkets fait vraiment dans la simplicité et ne se démarque pas des autres teen dramas existants. Bien que j’ai trouvé original d’aborder le thème de la cleptomanie et du vol à l’étalage, il est dommage que la série ne creuse pas davantage le sujet et d’ailleurs, il aurait été intéressant que voir les répercussions que peut avoir ce genre de comportement, car oui, les filles vont de nombreuses fois au cours de la série faire du vol à l’étalage sans qu’elles n’en subissent réellement les conséquences et certaines critiques ont jugé que ça envoyait un mauvais message au public. A voir si ça sera mis en place dans une éventuelle seconde saison. La série aborde également les thèmes du deuil et des relations abusives mais encore une fois, ce n’est pas assez approfondi à mon goût. La série manque de consistance et il est embêtant de constater que certains éléments de l'intrigue sont vites oubliés par la suite, ce qui fait que l'histoire dans sa globalité est mal exploitée.

Au final, Trinkets est une série divertissante avec des épisodes qui se regarde assez rapidement (10 épisodes au total qui durent environ 25 minutes) mais au vu du sujet, je trouve que ça manque de profondeur et que ça reste cliché par moment. C'est une série qu'on apprécie sur le moment mais qu'on finira par oublier rapidement.

Trinkets, un teen drama divertissant mais sans originalité.

25 juin 2019

Le Rewind Club: Trinkets, un teen drama divertissant mais sans originalité.




Je ne m'attendais à rien de spécial en lançant sur Netflix le premier épisode de Trinkets et au final, je fus plutôt surprise. Adaptation du roman éponyme écrit par Kirsten "Kiwi" Smith, connue pour avoir écrit les scénarios de 10 Things I Hate About You, Legally Blonde ou encore Ella Enchanted, Trinkets suit trois ados de 17 ans, Elodie (Brianna Hildebrand), Tabitha (Quintessa Swindell) et Moe (Kiana Madeira), qui vont dans le même lycée mais qui se parlent pour la première fois lors d’une réunion de Shoplifters Anonymous. A travers leurs problèmes de cleptomanie, les trois jeunes femmes font se rapprocher alors qu’elles viennent de clans sociaux différents: Elodie est la nouvelle du lycée, Tabitha est Miss Populaire tandis que Moe oscille entre rebelle et première de la classe.



J’ai relativement bien apprécié cette série que j’ai binge-watché en une journée. Les personnages sont attachants et j’ai beaucoup aimé que, malgré leurs différences, Elodie, Tabitha et Moe vont vite tisser des liens d’amitié, ce qui m’a donné un peu une vibe à la The Breakfast Club et il y a une bonne alchimie entre les trois actrices. Qui dit teen drama dit forcement love story, et de ce coté-là, je reste moins convaincue, j'ai trouvé qu'on en savait peu sur les plusieurs love interests de la série et au final, ces relations amoureuses peinent réellement à convaincre mais on appréciera tout de même la présence d'une love story queer.

Scénaristiquement parlant, Trinkets fait vraiment dans la simplicité et ne se démarque pas des autres teen dramas existants. Bien que j’ai trouvé original d’aborder le thème de la cleptomanie et du vol à l’étalage, il est dommage que la série ne creuse pas davantage le sujet et d’ailleurs, il aurait été intéressant que voir les répercussions que peut avoir ce genre de comportement, car oui, les filles vont de nombreuses fois au cours de la série faire du vol à l’étalage sans qu’elles n’en subissent réellement les conséquences et certaines critiques ont jugé que ça envoyait un mauvais message au public. A voir si ça sera mis en place dans une éventuelle seconde saison. La série aborde également les thèmes du deuil et des relations abusives mais encore une fois, ce n’est pas assez approfondi à mon goût. La série manque de consistance et il est embêtant de constater que certains éléments de l'intrigue sont vites oubliés par la suite, ce qui fait que l'histoire dans sa globalité est mal exploitée.

Au final, Trinkets est une série divertissante avec des épisodes qui se regarde assez rapidement (10 épisodes au total qui durent environ 25 minutes) mais au vu du sujet, je trouve que ça manque de profondeur et que ça reste cliché par moment. C'est une série qu'on apprécie sur le moment mais qu'on finira par oublier rapidement.

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