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Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.





Il aura fallu attendre plus d’un an et demi pour connaître la suite des aventures des héros de Stranger Things. Disponible sur Netflix depuis le 4 juillet 2019, cette troisième saison est convaincante et ne déçoit que sur très peu de points. La série prend une sorte de nouveau tournant mais d'un coté, il y a un aspect assez identique au niveau du schéma narratif, ce qui peut faire naître un sentiment de lassitude puisqu’il n'y a aucune réelle prise de risque. Ceci dit, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié cette nouvelle saison et je trouve que ça valait le coup d'attendre autant de temps. Si ça vous intéresse encore, je vous invite à lire ma critique sur la saison 1 ainsi que celle sur la saison 2

L'esthétique et l’intrigue de Stranger Things 3
Avec cette troisième saison, on retrouve Hawkins et ses habitants, un peu plus d’an après les événements de la saison 2 et pour la première fois depuis le début de la série, cette nouvelle saison se passe pendant l’été, en 1985. Adieu l’automne et les costumes d’Halloween et bonjour au soleil, à la piscine municipale et au nouveau centre commercial, Starcourt. J’ai beaucoup aimé l’ambiance apportée par le centre commercial, les scènes qui s’y passent sont colorées et ça apporte encore plus une touche années 80 et ça m’a fait pensé à pas mal de scènes qu’on pouvait voir dans les teen-movies des années 80 (Weird Science, Fast Times at Ridgemont High, Valley Girl, ect). En effet, cette saison ne manque pas de faire hommage au cinéma des années 80 et on retiendra l'influence des films de James Cameron (plus précisément Terminator et Aliens) et ceux de John Carpenter pour cette troisième saison. Au niveau de la musique, Kyle Dixon et Michael Stein ont encore fait de l’excellent travail et j’étais assez contente de retrouver certains morceaux utilisé lors de la saison 2 (Eulogy ). Au niveau des chansons, on rejoue bien évidemment la carte des 80s avec des chansons très pop tels que Material Girl de Madonna ou encore Workin' For A Livin' de Huey Lewis and The News. Tout comme les saisons précédentes, on retrouve un visuel très cinématographique qui est plaisant à l’œil et il y a davantage d'effets spéciaux dans cette saison, on voit que les Duffer Brothers ont mis les bouchés doubles.

On ne va pas se le cacher,  mise à part l’intrigue autour des Russes, cette troisième saison reprend un peu la même histoire que que les saisons précédentes et on ne prend pas vraiment de risques. Comme il était suggéré en voyant les dernières secondes du dernier épisode de la saison précédente, on retrouve le grand méchant de la saison 2, The Mind Flayer, qui a réussi à réchapper à la fermeture de portail par Eleven à la fin de la deuxième saison et alors qu'il était représenté avec des ombres, on le retrouve dans cette nouvelle saison en chair et en os si je peux dire.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.
La saison 3 véhicule un peu une vibe à la Red Dawn (long-métrage sorti en 1984) avec la présence des Russes à Hawkins mais je trouve que leur introduction reste un peu brouillon mais il semblerait qu’on en sache plus dans la prochaine saison. La saison mise aussi sur un côté très teenager, surtout lors des trois premiers épisodes, ce qui n’est pas déplaisant. C’était intéressant de voir l’amitié (qui semble naissante) entre Eleven et Max et d’avoir cette dimension boys vs. girls mais j'avoue avoir été déçu qu'on ne retrouve pas une bande soudée, c'est ce qui m'avait d'ailleurs dérangé lors de la deuxième saison mais d'un coté, ça montre que nos héros grandissent et qu'il est possible qu'en quittant le monde de l'enfance, ils finissent par s'éloigner des uns et des autres (un peu une fin à la Stand by Me). Concernant le ton de la série, je trouve que c'est la saison la plus drôle, j'ai vraiment bien ri devant mais c'est aussi la saison la plus triste et la plus sombre, ce qui est très paradoxal mais assez intéressant en fin de compte.

Emois amoureux et fin de l'enfance pour nos personnages
La bande-annonce de la saison 3 laissait présager que cette saison allait marquer la fin de l’enfance Adieu le monde de l’enfance, les kids de Stranger Things ne le sont plus vraiment et sont enfin dans le stade de l’adolescence. Mike et Eleven sortent ensemble et ont tendance à passer une peu trop de temps ensemble (au grand dam de Hopper), Lucas et Max sortent également ensemble mais leur couple n’est pas tellement mis en avant. Seul Will se trouve célibataire parmi ces jeunes qui sont en émois amoureux et il est donc assez en décalage par rapport à ses amis. Ce personnage m’a fait beaucoup de peine et même si on lui offre un peu de répit par rapport aux deux premières saisons, ça m’a fait mal au cœur qu’il soit ainsi mis de côté. Contrairement aux autres, Will essaye tant bien que mal de s'accrocher aux derniers instants de son enfance, en voulant par exemple jouer à Dungeons & Dragons mais il se rendra vite compte que ce n'est pas le cas du reste de la bande. J’avais vraiment été impressionné par la prestation de Noah Schnapp lors de la deuxième saison et je trouve que son personnage n’est pas du tout exploité dans cette saison et j'espère sincèrement qu’il sera remis sur le devant de la scène lors de la saison 4.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Eleven dans cette saison. Entre amoureuse transie et adolescente badass, je trouve qu’il y a un équilibre intéressant entre sa nature d’adolescente et celle d’une jeune fille aux pouvoirs extraordinaire qui a la tâche compliquée de sauver la ville d’Hawkins, encore une fois. Millie Bobby Brown est tout simplement excellente et elle m’a vraiment impressionné.

Moi qui n’a jamais été une grande fan de Jonathan et Nancy, j’avoue que j’ai mieux accroché avec ces personnages, surtout Nancy, qui se révèle être de plus en plus une jeune femme déterminée qui ne se laisse pas marcher sur les pieds (le sujet de la place des femmes dans le monde du travail est introduit dans cette nouvelle saison à travers son personnage) et il faut l’avouer, elle est badass avec un flingue.

La bromance entre Dustin et Steve, toujours au rendez-vous
Si comme moi vous aviez aimé le duo inattendu formé par Steve et Dustin dans Stranger Things 2, vous ne serez pas déçu car le duo est davantage présent dans cette troisième saison et l’alchimie est toujours là. Dustin est toujours égal à lui même tandis qu’on retrouve un Steve un peu perdu, qui n’a été accepté dans aucune fac et qui travaille durant l’été en tant que vendeur de glace, en compagnie de Robin, un nouveau personnage incarné par Maya Hawke. Robin est une addition plaisante, elle est intelligente et sait prendre les devants et au final, elle arrive parfaitement à s'intégrer au groupe formé par Steve et Dustin.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

La majorité du public l'avait adoré et moi aussi et malgré qu'elle soit assez agaçante, Erica, la petite sœur de Lucas est de retour. Davantage présente à l'écran, elle fait intégralement partie de l'aventure en rejoignant le petit groupe formé par Dustin, Steve et Robin. Toujours aussi sassy, la présence d'Erica rajoute encore plus d'humour à la saison.

En ce qui concerne les personnages adultes, j’ai eu du mal avec Hopper cette saison, autant j’aimais bien le personnage dans les saisons précédentes, je l’ai trouvé plutôt imbuvable dans cette saison 3, il est toujours en colère et j’ai trouvé ça un peu malsain qu’il veuille saboter à tout prix la relation entre Mike et Eleven. Même son comportement avec Joyce laisse à désirer. J'ai beaucoup aimé le duo entre Murray, le reporter excentrique qui avait été introduit lors de la deuxième saison, et Alexei, un scientifique russe un peu enfantin qui a été kidnappé par Joyce et Hopper. Bien que ce duo soit tout de même assez peu présent à l'écran, il ajoute un touche d'humour aux derniers épisodes plutôt sombres.

L’antagoniste humain qui sert enfin à quelque chose, j'ai nommé Billy
Si vous avez lu ma critique pour la saison précédente, vous savez que ce personnage m'avait déçu et j'avais trouvé qu'il n'avez pas une grande utilité. J’espérais alors que le personnage soit davantage exploité lors de la troisième saison et mes prières ont été entendues. Billy prend enfin de l'ampleur et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il devient un antagoniste plutôt convaincant et effrayant. De plus, on en saura un peu plus sur son passé pour expliquer son comportement.

En conclusion, Stranger Things 3 est une bonne saison et une bonne continuité des saisons précédentes (malgré une facilité scénaristique qui saute aux yeux) mais selon moi, vu le ton donné avec cette troisième saison, et même si j’adore la série, j'aimerais que la quatrième saison soit la dernière. La série ne devrait pas trainer en longueur, au risque de perdre en qualité narrative et la série mérite d'avoir un beau final pour clôturer ce récit. J'espère que cette critique vous aura plu, j'ai essayé de l'écrire en évitant de trop spoiler mais je vous invite à discuter davantage de la saison dans les commentaires ou même sur Twitter. 

Stranger Things 3, ma critique.

12 juil. 2019

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.





Il aura fallu attendre plus d’un an et demi pour connaître la suite des aventures des héros de Stranger Things. Disponible sur Netflix depuis le 4 juillet 2019, cette troisième saison est convaincante et ne déçoit que sur très peu de points. La série prend une sorte de nouveau tournant mais d'un coté, il y a un aspect assez identique au niveau du schéma narratif, ce qui peut faire naître un sentiment de lassitude puisqu’il n'y a aucune réelle prise de risque. Ceci dit, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup apprécié cette nouvelle saison et je trouve que ça valait le coup d'attendre autant de temps. Si ça vous intéresse encore, je vous invite à lire ma critique sur la saison 1 ainsi que celle sur la saison 2

L'esthétique et l’intrigue de Stranger Things 3
Avec cette troisième saison, on retrouve Hawkins et ses habitants, un peu plus d’an après les événements de la saison 2 et pour la première fois depuis le début de la série, cette nouvelle saison se passe pendant l’été, en 1985. Adieu l’automne et les costumes d’Halloween et bonjour au soleil, à la piscine municipale et au nouveau centre commercial, Starcourt. J’ai beaucoup aimé l’ambiance apportée par le centre commercial, les scènes qui s’y passent sont colorées et ça apporte encore plus une touche années 80 et ça m’a fait pensé à pas mal de scènes qu’on pouvait voir dans les teen-movies des années 80 (Weird Science, Fast Times at Ridgemont High, Valley Girl, ect). En effet, cette saison ne manque pas de faire hommage au cinéma des années 80 et on retiendra l'influence des films de James Cameron (plus précisément Terminator et Aliens) et ceux de John Carpenter pour cette troisième saison. Au niveau de la musique, Kyle Dixon et Michael Stein ont encore fait de l’excellent travail et j’étais assez contente de retrouver certains morceaux utilisé lors de la saison 2 (Eulogy ). Au niveau des chansons, on rejoue bien évidemment la carte des 80s avec des chansons très pop tels que Material Girl de Madonna ou encore Workin' For A Livin' de Huey Lewis and The News. Tout comme les saisons précédentes, on retrouve un visuel très cinématographique qui est plaisant à l’œil et il y a davantage d'effets spéciaux dans cette saison, on voit que les Duffer Brothers ont mis les bouchés doubles.

On ne va pas se le cacher,  mise à part l’intrigue autour des Russes, cette troisième saison reprend un peu la même histoire que que les saisons précédentes et on ne prend pas vraiment de risques. Comme il était suggéré en voyant les dernières secondes du dernier épisode de la saison précédente, on retrouve le grand méchant de la saison 2, The Mind Flayer, qui a réussi à réchapper à la fermeture de portail par Eleven à la fin de la deuxième saison et alors qu'il était représenté avec des ombres, on le retrouve dans cette nouvelle saison en chair et en os si je peux dire.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.
La saison 3 véhicule un peu une vibe à la Red Dawn (long-métrage sorti en 1984) avec la présence des Russes à Hawkins mais je trouve que leur introduction reste un peu brouillon mais il semblerait qu’on en sache plus dans la prochaine saison. La saison mise aussi sur un côté très teenager, surtout lors des trois premiers épisodes, ce qui n’est pas déplaisant. C’était intéressant de voir l’amitié (qui semble naissante) entre Eleven et Max et d’avoir cette dimension boys vs. girls mais j'avoue avoir été déçu qu'on ne retrouve pas une bande soudée, c'est ce qui m'avait d'ailleurs dérangé lors de la deuxième saison mais d'un coté, ça montre que nos héros grandissent et qu'il est possible qu'en quittant le monde de l'enfance, ils finissent par s'éloigner des uns et des autres (un peu une fin à la Stand by Me). Concernant le ton de la série, je trouve que c'est la saison la plus drôle, j'ai vraiment bien ri devant mais c'est aussi la saison la plus triste et la plus sombre, ce qui est très paradoxal mais assez intéressant en fin de compte.

Emois amoureux et fin de l'enfance pour nos personnages
La bande-annonce de la saison 3 laissait présager que cette saison allait marquer la fin de l’enfance Adieu le monde de l’enfance, les kids de Stranger Things ne le sont plus vraiment et sont enfin dans le stade de l’adolescence. Mike et Eleven sortent ensemble et ont tendance à passer une peu trop de temps ensemble (au grand dam de Hopper), Lucas et Max sortent également ensemble mais leur couple n’est pas tellement mis en avant. Seul Will se trouve célibataire parmi ces jeunes qui sont en émois amoureux et il est donc assez en décalage par rapport à ses amis. Ce personnage m’a fait beaucoup de peine et même si on lui offre un peu de répit par rapport aux deux premières saisons, ça m’a fait mal au cœur qu’il soit ainsi mis de côté. Contrairement aux autres, Will essaye tant bien que mal de s'accrocher aux derniers instants de son enfance, en voulant par exemple jouer à Dungeons & Dragons mais il se rendra vite compte que ce n'est pas le cas du reste de la bande. J’avais vraiment été impressionné par la prestation de Noah Schnapp lors de la deuxième saison et je trouve que son personnage n’est pas du tout exploité dans cette saison et j'espère sincèrement qu’il sera remis sur le devant de la scène lors de la saison 4.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

J’ai particulièrement aimé le personnage d’Eleven dans cette saison. Entre amoureuse transie et adolescente badass, je trouve qu’il y a un équilibre intéressant entre sa nature d’adolescente et celle d’une jeune fille aux pouvoirs extraordinaire qui a la tâche compliquée de sauver la ville d’Hawkins, encore une fois. Millie Bobby Brown est tout simplement excellente et elle m’a vraiment impressionné.

Moi qui n’a jamais été une grande fan de Jonathan et Nancy, j’avoue que j’ai mieux accroché avec ces personnages, surtout Nancy, qui se révèle être de plus en plus une jeune femme déterminée qui ne se laisse pas marcher sur les pieds (le sujet de la place des femmes dans le monde du travail est introduit dans cette nouvelle saison à travers son personnage) et il faut l’avouer, elle est badass avec un flingue.

La bromance entre Dustin et Steve, toujours au rendez-vous
Si comme moi vous aviez aimé le duo inattendu formé par Steve et Dustin dans Stranger Things 2, vous ne serez pas déçu car le duo est davantage présent dans cette troisième saison et l’alchimie est toujours là. Dustin est toujours égal à lui même tandis qu’on retrouve un Steve un peu perdu, qui n’a été accepté dans aucune fac et qui travaille durant l’été en tant que vendeur de glace, en compagnie de Robin, un nouveau personnage incarné par Maya Hawke. Robin est une addition plaisante, elle est intelligente et sait prendre les devants et au final, elle arrive parfaitement à s'intégrer au groupe formé par Steve et Dustin.

Le Rewind Club: Stranger Things 3, ma critique.

La majorité du public l'avait adoré et moi aussi et malgré qu'elle soit assez agaçante, Erica, la petite sœur de Lucas est de retour. Davantage présente à l'écran, elle fait intégralement partie de l'aventure en rejoignant le petit groupe formé par Dustin, Steve et Robin. Toujours aussi sassy, la présence d'Erica rajoute encore plus d'humour à la saison.

En ce qui concerne les personnages adultes, j’ai eu du mal avec Hopper cette saison, autant j’aimais bien le personnage dans les saisons précédentes, je l’ai trouvé plutôt imbuvable dans cette saison 3, il est toujours en colère et j’ai trouvé ça un peu malsain qu’il veuille saboter à tout prix la relation entre Mike et Eleven. Même son comportement avec Joyce laisse à désirer. J'ai beaucoup aimé le duo entre Murray, le reporter excentrique qui avait été introduit lors de la deuxième saison, et Alexei, un scientifique russe un peu enfantin qui a été kidnappé par Joyce et Hopper. Bien que ce duo soit tout de même assez peu présent à l'écran, il ajoute un touche d'humour aux derniers épisodes plutôt sombres.

L’antagoniste humain qui sert enfin à quelque chose, j'ai nommé Billy
Si vous avez lu ma critique pour la saison précédente, vous savez que ce personnage m'avait déçu et j'avais trouvé qu'il n'avez pas une grande utilité. J’espérais alors que le personnage soit davantage exploité lors de la troisième saison et mes prières ont été entendues. Billy prend enfin de l'ampleur et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il devient un antagoniste plutôt convaincant et effrayant. De plus, on en saura un peu plus sur son passé pour expliquer son comportement.

En conclusion, Stranger Things 3 est une bonne saison et une bonne continuité des saisons précédentes (malgré une facilité scénaristique qui saute aux yeux) mais selon moi, vu le ton donné avec cette troisième saison, et même si j’adore la série, j'aimerais que la quatrième saison soit la dernière. La série ne devrait pas trainer en longueur, au risque de perdre en qualité narrative et la série mérite d'avoir un beau final pour clôturer ce récit. J'espère que cette critique vous aura plu, j'ai essayé de l'écrire en évitant de trop spoiler mais je vous invite à discuter davantage de la saison dans les commentaires ou même sur Twitter. 

Le Rewind Club: Trinkets, un teen drama divertissant mais sans originalité.

Je ne m'attendais à rien de spécial en lançant sur Netflix le premier épisode de Trinkets et au final, je fus plutôt surprise. Adaptation du roman éponyme écrit par Kirsten "Kiwi" Smith, connue pour avoir écrit les scénarios de 10 Things I Hate About You, Legally Blonde ou encore Ella Enchanted, Trinkets suit trois ados de 17 ans, Elodie (Brianna Hildebrand), Tabitha (Quintessa Swindell) et Moe (Kiana Madeira), qui vont dans le même lycée mais qui se parlent pour la première fois lors d’une réunion de Shoplifters Anonymous. A travers leurs problèmes de cleptomanie, les trois jeunes femmes font se rapprocher alors qu’elles viennent de clans sociaux différents: Elodie est la nouvelle du lycée, Tabitha est Miss Populaire tandis que Moe oscille entre rebelle et première de la classe.



J’ai relativement bien apprécié cette série que j’ai binge-watché en une journée. Les personnages sont attachants et j’ai beaucoup aimé que, malgré leurs différences, Elodie, Tabitha et Moe vont vite tisser des liens d’amitié, ce qui m’a donné un peu une vibe à la The Breakfast Club et il y a une bonne alchimie entre les trois actrices. Qui dit teen drama dit forcement love story, et de ce coté-là, je reste moins convaincue, j'ai trouvé qu'on en savait peu sur les plusieurs love interests de la série et au final, ces relations amoureuses peinent réellement à convaincre mais on appréciera tout de même la présence d'une love story queer.

Scénaristiquement parlant, Trinkets fait vraiment dans la simplicité et ne se démarque pas des autres teen dramas existants. Bien que j’ai trouvé original d’aborder le thème de la cleptomanie et du vol à l’étalage, il est dommage que la série ne creuse pas davantage le sujet et d’ailleurs, il aurait été intéressant que voir les répercussions que peut avoir ce genre de comportement, car oui, les filles vont de nombreuses fois au cours de la série faire du vol à l’étalage sans qu’elles n’en subissent réellement les conséquences et certaines critiques ont jugé que ça envoyait un mauvais message au public. A voir si ça sera mis en place dans une éventuelle seconde saison. La série aborde également les thèmes du deuil et des relations abusives mais encore une fois, ce n’est pas assez approfondi à mon goût. La série manque de consistance et il est embêtant de constater que certains éléments de l'intrigue sont vites oubliés par la suite, ce qui fait que l'histoire dans sa globalité est mal exploitée.

Au final, Trinkets est une série divertissante avec des épisodes qui se regarde assez rapidement (10 épisodes au total qui durent environ 25 minutes) mais au vu du sujet, je trouve que ça manque de profondeur et que ça reste cliché par moment. C'est une série qu'on apprécie sur le moment mais qu'on finira par oublier rapidement.

Trinkets, un teen drama divertissant mais sans originalité.

25 juin 2019

Le Rewind Club: Trinkets, un teen drama divertissant mais sans originalité.

Je ne m'attendais à rien de spécial en lançant sur Netflix le premier épisode de Trinkets et au final, je fus plutôt surprise. Adaptation du roman éponyme écrit par Kirsten "Kiwi" Smith, connue pour avoir écrit les scénarios de 10 Things I Hate About You, Legally Blonde ou encore Ella Enchanted, Trinkets suit trois ados de 17 ans, Elodie (Brianna Hildebrand), Tabitha (Quintessa Swindell) et Moe (Kiana Madeira), qui vont dans le même lycée mais qui se parlent pour la première fois lors d’une réunion de Shoplifters Anonymous. A travers leurs problèmes de cleptomanie, les trois jeunes femmes font se rapprocher alors qu’elles viennent de clans sociaux différents: Elodie est la nouvelle du lycée, Tabitha est Miss Populaire tandis que Moe oscille entre rebelle et première de la classe.



J’ai relativement bien apprécié cette série que j’ai binge-watché en une journée. Les personnages sont attachants et j’ai beaucoup aimé que, malgré leurs différences, Elodie, Tabitha et Moe vont vite tisser des liens d’amitié, ce qui m’a donné un peu une vibe à la The Breakfast Club et il y a une bonne alchimie entre les trois actrices. Qui dit teen drama dit forcement love story, et de ce coté-là, je reste moins convaincue, j'ai trouvé qu'on en savait peu sur les plusieurs love interests de la série et au final, ces relations amoureuses peinent réellement à convaincre mais on appréciera tout de même la présence d'une love story queer.

Scénaristiquement parlant, Trinkets fait vraiment dans la simplicité et ne se démarque pas des autres teen dramas existants. Bien que j’ai trouvé original d’aborder le thème de la cleptomanie et du vol à l’étalage, il est dommage que la série ne creuse pas davantage le sujet et d’ailleurs, il aurait été intéressant que voir les répercussions que peut avoir ce genre de comportement, car oui, les filles vont de nombreuses fois au cours de la série faire du vol à l’étalage sans qu’elles n’en subissent réellement les conséquences et certaines critiques ont jugé que ça envoyait un mauvais message au public. A voir si ça sera mis en place dans une éventuelle seconde saison. La série aborde également les thèmes du deuil et des relations abusives mais encore une fois, ce n’est pas assez approfondi à mon goût. La série manque de consistance et il est embêtant de constater que certains éléments de l'intrigue sont vites oubliés par la suite, ce qui fait que l'histoire dans sa globalité est mal exploitée.

Au final, Trinkets est une série divertissante avec des épisodes qui se regarde assez rapidement (10 épisodes au total qui durent environ 25 minutes) mais au vu du sujet, je trouve que ça manque de profondeur et que ça reste cliché par moment. C'est une série qu'on apprécie sur le moment mais qu'on finira par oublier rapidement.

Le Rewind Club: Playlist du moment (avril & mai 2019).




Je reviens aujourd'hui après une petite absence avec ma playlist du moment (de plus, nous fêtons aujourd'hui les cinq ans du blog, time flies). Ma dernière playlist publiée sur le blog remonte au mois d'octobre et il est vrai que j'hésite toujours à faire ce genre d'article car, je l'avoue, ce ne sont pas ceux qui attirent le plus de visites mais who cares ? Je pense que le contenu de cette playlist n'étonnera personne: des chansons des années 80 et de la synthwave, que voulez-vous, je reste égale à moi-même jusqu'au bout. J'espère sincèrement que cette playlist vous plaira et je suis également curieuse de savoir quelles sont les chansons que vous écoutez le plus en ce moment ! *The Heart Is So Willing de Stephen Bishop: une chanson que j'écoute assez régulièrement depuis que j'ai revu le film The Money Pit mais qui n'est pas disponible sur Spotifiy donc je vous redirige vers un lien YouTube pour l'écouter *







Playlist du moment (avril & mai 2019).

28 mai 2019

Le Rewind Club: Playlist du moment (avril & mai 2019).




Je reviens aujourd'hui après une petite absence avec ma playlist du moment (de plus, nous fêtons aujourd'hui les cinq ans du blog, time flies). Ma dernière playlist publiée sur le blog remonte au mois d'octobre et il est vrai que j'hésite toujours à faire ce genre d'article car, je l'avoue, ce ne sont pas ceux qui attirent le plus de visites mais who cares ? Je pense que le contenu de cette playlist n'étonnera personne: des chansons des années 80 et de la synthwave, que voulez-vous, je reste égale à moi-même jusqu'au bout. J'espère sincèrement que cette playlist vous plaira et je suis également curieuse de savoir quelles sont les chansons que vous écoutez le plus en ce moment ! *The Heart Is So Willing de Stephen Bishop: une chanson que j'écoute assez régulièrement depuis que j'ai revu le film The Money Pit mais qui n'est pas disponible sur Spotifiy donc je vous redirige vers un lien YouTube pour l'écouter *







The Passage (série FOX)




Le mythe du vampire est en vogue depuis quelques années puisqu'on le retrouve dans The Vampire Diaries et ses spin-offs, Shadowhunters ou encore dans A Discovery of Witches. Adaptation de la trilogie éponyme écrite par Justin Cronin, The Passage réinvente le mythe du vampire, mais malheureusement, la série peine à se démarquer.
Le projet Noah a pour but d'analyser un virus, découvert trois années plus tôt en Bolivie, capable de soigner toutes les maladies, mais aussi de transformer les humains en créature proche du vampire. Quand Amy Bellafonte, orpheline depuis peu, est choisie pour être un cobaye, l'agent fédéral Wolgast est chargé de l'amener sur les lieux de l'expérience. L'agent va s'attacher à elle et va tout faire pour la protéger, quitte à mettre le projet en péril.


Quand un virus transforme l'humain en créature, c'est le plus souvent en zombie mais dans The Passage, l'humain devient une créature assoiffée de sang et qui craint la lumière. Baptisés viralspuisque selon les dires des scientifiques de la série les vampires n'existent pas, ces créatures étaient donc autrefois des humains et plus précisément des criminels dans le couloir de la mort, exception faite avec le patient 0 qui fut le premier à être infecté par le virus en Bolivie, le Dr. Tim Fanning, qui sera le principal antagoniste de la série. Malgré son intrigue, The Passage se dirige plus vers la série dramatique que vers la série post-apocalyptique/action puisque la série se focalise beaucoup sur la relation entre l'agent Bradley Wolgast et la jeune Amy, notamment lors des premiers épisodes. Lui a perdu sa fille tandis qu'elle est orpheline, sa mère étant décédé d'une overdose, une relation forte va donc s'installer entre les deux personnages et l’alchimie entre leurs interprètes, Mark-Paul Gosselaar et Saniyya Sidney, est indéniable.

Le rythme de la série est correcte lors des premiers épisodes, l'histoire captive et les personnages sont intéressants mais l'intrigue fini à un moment par ralentir et faire du sur-place pour laisser place aux questionnements des scientifiques qui commencent à avoir des remords d'avoir testé ce virus sur des cobayes humains. C'est d'ailleurs assez surprenant comme certains épisodes se ressemblent, ce qui renforce l'idée que l'intrigue n'avance pas vraiment. Au final, ça manque cruellement d'action et tout s’accélère lors de l'avant dernier épisode. Qui plus est, le dernier épisode de la série est très moyen, il ne s'y passe pas grand chose et le dénouement se révèle être expéditif et banal.

The Passage (série FOX)
Au final, il y avait matière à faire de The Passage une série beaucoup plus travaillée et surtout plus angoissante. La mythologie autour de la série aurait pu être mieux développée, car tout ce qu'on sait sur le virus est assez superficiel et on sait relativement peu de choses sur les virals et leur condition. L'apparence des virals fait vraiment penser aux vampires de The Vampire Diaries, avec les veines qui ressortent sur le visage et la couleur de l'iris qui s’altère, ça reste donc simple mais ça fonctionne même si du coup, leur apparence est loin d'être effrayante. Ceci dit, j'ai trouvé ça intéressant que ces virals soient des télépathes capable de manipuler et de hanter les rêves des scientifiques travaillant sur le virus, on retrouve donc ici les pouvoirs qu'on attribue régulièrement à la figure classique du vampire.

The Passage est loin d’être mémorable mais la série contient de bons éléments, les acteurs sont convaincants et malgré quelques soucis de rythme et du traitement de l'intrigue, la série reste tout de même divertissante mais il est vrai que je pensais être plus époustouflée. Vu la fin du dernier épisode, la série devrait prendre une tout autre tournure si elle est renouvelé pour une deuxième saison. A suivre !

The Passage, une série avec des vampires qui peine parfois à convaincre.

30 avr. 2019

The Passage (série FOX)




Le mythe du vampire est en vogue depuis quelques années puisqu'on le retrouve dans The Vampire Diaries et ses spin-offs, Shadowhunters ou encore dans A Discovery of Witches. Adaptation de la trilogie éponyme écrite par Justin Cronin, The Passage réinvente le mythe du vampire, mais malheureusement, la série peine à se démarquer.
Le projet Noah a pour but d'analyser un virus, découvert trois années plus tôt en Bolivie, capable de soigner toutes les maladies, mais aussi de transformer les humains en créature proche du vampire. Quand Amy Bellafonte, orpheline depuis peu, est choisie pour être un cobaye, l'agent fédéral Wolgast est chargé de l'amener sur les lieux de l'expérience. L'agent va s'attacher à elle et va tout faire pour la protéger, quitte à mettre le projet en péril.


Quand un virus transforme l'humain en créature, c'est le plus souvent en zombie mais dans The Passage, l'humain devient une créature assoiffée de sang et qui craint la lumière. Baptisés viralspuisque selon les dires des scientifiques de la série les vampires n'existent pas, ces créatures étaient donc autrefois des humains et plus précisément des criminels dans le couloir de la mort, exception faite avec le patient 0 qui fut le premier à être infecté par le virus en Bolivie, le Dr. Tim Fanning, qui sera le principal antagoniste de la série. Malgré son intrigue, The Passage se dirige plus vers la série dramatique que vers la série post-apocalyptique/action puisque la série se focalise beaucoup sur la relation entre l'agent Bradley Wolgast et la jeune Amy, notamment lors des premiers épisodes. Lui a perdu sa fille tandis qu'elle est orpheline, sa mère étant décédé d'une overdose, une relation forte va donc s'installer entre les deux personnages et l’alchimie entre leurs interprètes, Mark-Paul Gosselaar et Saniyya Sidney, est indéniable.

Le rythme de la série est correcte lors des premiers épisodes, l'histoire captive et les personnages sont intéressants mais l'intrigue fini à un moment par ralentir et faire du sur-place pour laisser place aux questionnements des scientifiques qui commencent à avoir des remords d'avoir testé ce virus sur des cobayes humains. C'est d'ailleurs assez surprenant comme certains épisodes se ressemblent, ce qui renforce l'idée que l'intrigue n'avance pas vraiment. Au final, ça manque cruellement d'action et tout s’accélère lors de l'avant dernier épisode. Qui plus est, le dernier épisode de la série est très moyen, il ne s'y passe pas grand chose et le dénouement se révèle être expéditif et banal.

The Passage (série FOX)
Au final, il y avait matière à faire de The Passage une série beaucoup plus travaillée et surtout plus angoissante. La mythologie autour de la série aurait pu être mieux développée, car tout ce qu'on sait sur le virus est assez superficiel et on sait relativement peu de choses sur les virals et leur condition. L'apparence des virals fait vraiment penser aux vampires de The Vampire Diaries, avec les veines qui ressortent sur le visage et la couleur de l'iris qui s’altère, ça reste donc simple mais ça fonctionne même si du coup, leur apparence est loin d'être effrayante. Ceci dit, j'ai trouvé ça intéressant que ces virals soient des télépathes capable de manipuler et de hanter les rêves des scientifiques travaillant sur le virus, on retrouve donc ici les pouvoirs qu'on attribue régulièrement à la figure classique du vampire.

The Passage est loin d’être mémorable mais la série contient de bons éléments, les acteurs sont convaincants et malgré quelques soucis de rythme et du traitement de l'intrigue, la série reste tout de même divertissante mais il est vrai que je pensais être plus époustouflée. Vu la fin du dernier épisode, la série devrait prendre une tout autre tournure si elle est renouvelé pour une deuxième saison. A suivre !

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