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On se remet dans la bain avec un article 100% vintage avec deux films sortis pendant les années 80, Explorers en 1985 et Flight of the Navigator en 1986. Ces deux films ont pas mal de points en commun, l'un d'entre eux étant qu'ils ont tous deux comme protagonistes principaux des enfants qui se voient impliquer dans un voyage galactique. Les deux films ne sont pas sans défauts, pourtant, ils ont tous deux ce coté nostalgique qui donne du baume au cœur. 




Explorers réalisé par Joe Dante, UN FILM INACHEVÉ MAIS CULTE.

Si vous connaissez le contexte de ce film, vous savez qu'Explorers n'a jamais vraiment été achevé et cela pour une raison précise: un gros soucis au niveau du studio et de la production, qui changea en cours de route. Le papa des Gremlins, Joe Dante, s'est vu obligé de finir son film plus tôt que prévu et avec un projet aussi ambitieux qu'Explorers, ce fut bien évidemment impossible. A cause des délais très cours, le scénario se voit être réécrit au jour le jour, les décors ne sont pas aboutis, bref, le tournage est un cauchemar et ça s'en ressent lors de la sortie du film: Explorers est un échec au box-office. Cependant, le film a su trouver son public au fur et à mesure du temps et a gagné le statut de film culte. 
Ben Crandall est passionné de science-fiction. Après avoir fait un rêve très technique avec explication à l'appui, il demande à son ami Wolfgang Müller de matérialiser ses calculs pour construire une navette spatiale. Grâce à leur ordinateur, ils parviennent à concevoir un engin qu'ils construisent à partir de matériaux de récupération. Leurs premiers essais ont lieu en présence d'un troisième larron, Darren Woods. Les trois jeunes surdoués sèment la panique dans le quartier avec ces premiers vols. Mais finalement, après avoir fait un rêve en commun, ils réussissent à s'envoler dans l'espace.
Quand on voir le montage final, on peut dire que Joe Dante a réussi à limiter la casse, même s'il reste un arrière-gout d'inachevé avec une dernière partie assez plate. J'adore ce genre d'histoires où une bande de gamins part à l'aventure et dans un contexte de science-fiction, ça fait encore plus rêver. L'histoire est prometteuse et très originale: trois gamins, qui grâce à des rêves envoyés psychiquement par deux aliens, arrivent à construire un vaisseau spatial qui fonctionne vraiment. Ce film aurait pu être vraiment extraordinaire mais malheureusement, il pêche à quelques endroits.

Les trois personnages principaux, interprétés par Ethan Hawke, River Phoenix et Jason Presson sont convaincants, River Phoenix est excellent en geek scientifique tandis que Ethan Hawke est adorable dans le rôle du rêveur déterminé et c'est d’autant plus impressionnant quand on sait que c'était le tout premier rôle de leur carrière. Je trouve néanmoins que le personnage interprété par Jason Presson reste un peu dans l'ombre par rapport aux deux autres.

La première partie d'Explorers, quand les gamins construisent leur vaisseau spatial, est la partie la plus solide et divertissante du film, même s'il y a parfois quelques longueurs, tandis que la deuxième partie, quand ils sont à bord du vaisseau spatial alien et qu'ils font la rencontre des deux extra-terrestres qui les ont mené jusqu’à eux est légèrement en deçà car, pour ma part, je trouve qu'on s'attend à mieux, le tout est malheureusement un peu mou et au final, on a envie de dire: tout ça pour ça? La fin est correcte mais quand on sait le contexte autour de la production du film, on sent qu'il manque quelque chose et que l'histoire n'est pas complètement achevée.

Explorers reste cependant un bon film SF divertissant et je comprends qu'il soit devenu culte avec le temps car il y a une certaine nostalgie qui s'en dégage.



Flight of the Navigator réalisé par  Randal Kleiser, un film au potentiel inexploité.

Je n’avais jamais entendu parler de ce film avant de le voir traîner dans des listes de films réalisés pendant les années 80. Quand j'ai enfin décidé de donner sa chance à ce film, il m'a tout de suite fait penser à Explorers et quand bien même l'histoire reste différente, on retrouve un peu le même background avec un garçon de 12 ans qui va se retrouver impliqué avec une technologie extra-terrestre.

Après une mystérieuse absence de 8 ans, David Freeman, un jeune garçon, réapparaît, sans avoir pourtant vieilli d'une année. Après diverses analyses et tests effectués par la NASA, les scientifiques concluent que le jeune garçon a été enlevé par des extraterrestres.

Ce film est une sorte d'hybride: la première partie du film est très sérieuse et très SF tandis que la deuxième partie du film tourne plus autour de la comédie. Flight of the Navigator a des inconsistances et plus le film arrive sur sa fin, plus il devient plat et sans réelles surprises bien qu'il offre quelques scènes plutôt drôles. Il y a un problème scénaristique flagrant avec cette deuxième partie où, concrètement, il ne se passe pas grand chose mise à part David qui navigue le vaisseau spatial. Cette deuxième partie un peu molle ne m'a pourtant pas empêché d'apprécié ce film dans son intégralité. Il est vrai que le film aurait pu aller plus loin dans l'histoire et au final, on reste un peu sur sa faim. Cependant, Flight of the Navigator se révèle être impressionnant sur un point: les effets spéciaux utilisés pour le vaisseau spatial et qui étaient vraiment innovants pour l'époque (un peu comme The Last Starfighter).

Joey Cramer, qui interprète David, rend son personnage très attachant malgré que celui-ci ne soit pas tellement recherché et qu'on en sache très peu sur lui. Je trouve qu'il aurait été intéressant de montrer David essayant de s'adapter à sa nouvelle vie, comment reprendre le cours de sa vie quand son entourage est alors plus vieux de 8 années, de sa position de "petit grand-frère" vu qu'il est désormais plus jeune que son petit-frère Jeff. J'en demande peut-être un peu trop à un film Disney destiné aux enfants...

J'ai été assez surprise en découvrant qu'Alan Silvestri avait signé la bande originale du film - c'est lui qui est à l’origine de la fabuleuse bande originale de la saga Retour vers le Futur. Il sort un peu des sentiers battus puisque la musique a été entièrement réalisée avec un synthétiseur numérique au lieu du traditionnel orchestre symphonique. Etant fan de musique synthwave, j'ai beaucoup apprécié la soundtrack de ce long-métrage.

Il a été annoncé en septembre 2017 qu'un remake était en stade de pré-production et que l’écriture du scénario sera assuré par Joe Henderson, un des showrunners de la série télévisée Lucifer. Même si je suis généralement contre les remakes, je suis plutôt curieuse de voir ce que ça pourrait donner, en espérant que le remake réussisse là où le film d'origine a échoué mais tout en gardant le charme d'antan.

Malgré son histoire assez linéaire et prévisible, j'ai apprécié regarder Flight of the Navigator et même si j'aurais plutôt préféré le découvrir enfant plutôt que maintenant, je trouve que ça reste un film plaisant et pour preuve, je l'ai regardé jusqu'au bout alors qu'il était plus de minuit et que j'étais fatiguée.


J’espère que ce format d'article vous aura plu, je trouvais intéressant de regrouper ces deux films dans un même article à cause de leurs similarités mais aussi parce que je partage plus ou moins la même opinion finale pour les deux: deux films de science fiction qui ont des défauts mais qui restent agréable à regarder. 

KIDS & SPACESHIP: on discute des films SF Explorers et Flight of the Navigator.

8 juin 2018


On se remet dans la bain avec un article 100% vintage avec deux films sortis pendant les années 80, Explorers en 1985 et Flight of the Navigator en 1986. Ces deux films ont pas mal de points en commun, l'un d'entre eux étant qu'ils ont tous deux comme protagonistes principaux des enfants qui se voient impliquer dans un voyage galactique. Les deux films ne sont pas sans défauts, pourtant, ils ont tous deux ce coté nostalgique qui donne du baume au cœur. 




Explorers réalisé par Joe Dante, UN FILM INACHEVÉ MAIS CULTE.

Si vous connaissez le contexte de ce film, vous savez qu'Explorers n'a jamais vraiment été achevé et cela pour une raison précise: un gros soucis au niveau du studio et de la production, qui changea en cours de route. Le papa des Gremlins, Joe Dante, s'est vu obligé de finir son film plus tôt que prévu et avec un projet aussi ambitieux qu'Explorers, ce fut bien évidemment impossible. A cause des délais très cours, le scénario se voit être réécrit au jour le jour, les décors ne sont pas aboutis, bref, le tournage est un cauchemar et ça s'en ressent lors de la sortie du film: Explorers est un échec au box-office. Cependant, le film a su trouver son public au fur et à mesure du temps et a gagné le statut de film culte. 
Ben Crandall est passionné de science-fiction. Après avoir fait un rêve très technique avec explication à l'appui, il demande à son ami Wolfgang Müller de matérialiser ses calculs pour construire une navette spatiale. Grâce à leur ordinateur, ils parviennent à concevoir un engin qu'ils construisent à partir de matériaux de récupération. Leurs premiers essais ont lieu en présence d'un troisième larron, Darren Woods. Les trois jeunes surdoués sèment la panique dans le quartier avec ces premiers vols. Mais finalement, après avoir fait un rêve en commun, ils réussissent à s'envoler dans l'espace.
Quand on voir le montage final, on peut dire que Joe Dante a réussi à limiter la casse, même s'il reste un arrière-gout d'inachevé avec une dernière partie assez plate. J'adore ce genre d'histoires où une bande de gamins part à l'aventure et dans un contexte de science-fiction, ça fait encore plus rêver. L'histoire est prometteuse et très originale: trois gamins, qui grâce à des rêves envoyés psychiquement par deux aliens, arrivent à construire un vaisseau spatial qui fonctionne vraiment. Ce film aurait pu être vraiment extraordinaire mais malheureusement, il pêche à quelques endroits.

Les trois personnages principaux, interprétés par Ethan Hawke, River Phoenix et Jason Presson sont convaincants, River Phoenix est excellent en geek scientifique tandis que Ethan Hawke est adorable dans le rôle du rêveur déterminé et c'est d’autant plus impressionnant quand on sait que c'était le tout premier rôle de leur carrière. Je trouve néanmoins que le personnage interprété par Jason Presson reste un peu dans l'ombre par rapport aux deux autres.

La première partie d'Explorers, quand les gamins construisent leur vaisseau spatial, est la partie la plus solide et divertissante du film, même s'il y a parfois quelques longueurs, tandis que la deuxième partie, quand ils sont à bord du vaisseau spatial alien et qu'ils font la rencontre des deux extra-terrestres qui les ont mené jusqu’à eux est légèrement en deçà car, pour ma part, je trouve qu'on s'attend à mieux, le tout est malheureusement un peu mou et au final, on a envie de dire: tout ça pour ça? La fin est correcte mais quand on sait le contexte autour de la production du film, on sent qu'il manque quelque chose et que l'histoire n'est pas complètement achevée.

Explorers reste cependant un bon film SF divertissant et je comprends qu'il soit devenu culte avec le temps car il y a une certaine nostalgie qui s'en dégage.



Flight of the Navigator réalisé par  Randal Kleiser, un film au potentiel inexploité.

Je n’avais jamais entendu parler de ce film avant de le voir traîner dans des listes de films réalisés pendant les années 80. Quand j'ai enfin décidé de donner sa chance à ce film, il m'a tout de suite fait penser à Explorers et quand bien même l'histoire reste différente, on retrouve un peu le même background avec un garçon de 12 ans qui va se retrouver impliqué avec une technologie extra-terrestre.

Après une mystérieuse absence de 8 ans, David Freeman, un jeune garçon, réapparaît, sans avoir pourtant vieilli d'une année. Après diverses analyses et tests effectués par la NASA, les scientifiques concluent que le jeune garçon a été enlevé par des extraterrestres.

Ce film est une sorte d'hybride: la première partie du film est très sérieuse et très SF tandis que la deuxième partie du film tourne plus autour de la comédie. Flight of the Navigator a des inconsistances et plus le film arrive sur sa fin, plus il devient plat et sans réelles surprises bien qu'il offre quelques scènes plutôt drôles. Il y a un problème scénaristique flagrant avec cette deuxième partie où, concrètement, il ne se passe pas grand chose mise à part David qui navigue le vaisseau spatial. Cette deuxième partie un peu molle ne m'a pourtant pas empêché d'apprécié ce film dans son intégralité. Il est vrai que le film aurait pu aller plus loin dans l'histoire et au final, on reste un peu sur sa faim. Cependant, Flight of the Navigator se révèle être impressionnant sur un point: les effets spéciaux utilisés pour le vaisseau spatial et qui étaient vraiment innovants pour l'époque (un peu comme The Last Starfighter).

Joey Cramer, qui interprète David, rend son personnage très attachant malgré que celui-ci ne soit pas tellement recherché et qu'on en sache très peu sur lui. Je trouve qu'il aurait été intéressant de montrer David essayant de s'adapter à sa nouvelle vie, comment reprendre le cours de sa vie quand son entourage est alors plus vieux de 8 années, de sa position de "petit grand-frère" vu qu'il est désormais plus jeune que son petit-frère Jeff. J'en demande peut-être un peu trop à un film Disney destiné aux enfants...

J'ai été assez surprise en découvrant qu'Alan Silvestri avait signé la bande originale du film - c'est lui qui est à l’origine de la fabuleuse bande originale de la saga Retour vers le Futur. Il sort un peu des sentiers battus puisque la musique a été entièrement réalisée avec un synthétiseur numérique au lieu du traditionnel orchestre symphonique. Etant fan de musique synthwave, j'ai beaucoup apprécié la soundtrack de ce long-métrage.

Il a été annoncé en septembre 2017 qu'un remake était en stade de pré-production et que l’écriture du scénario sera assuré par Joe Henderson, un des showrunners de la série télévisée Lucifer. Même si je suis généralement contre les remakes, je suis plutôt curieuse de voir ce que ça pourrait donner, en espérant que le remake réussisse là où le film d'origine a échoué mais tout en gardant le charme d'antan.

Malgré son histoire assez linéaire et prévisible, j'ai apprécié regarder Flight of the Navigator et même si j'aurais plutôt préféré le découvrir enfant plutôt que maintenant, je trouve que ça reste un film plaisant et pour preuve, je l'ai regardé jusqu'au bout alors qu'il était plus de minuit et que j'étais fatiguée.


J’espère que ce format d'article vous aura plu, je trouvais intéressant de regrouper ces deux films dans un même article à cause de leurs similarités mais aussi parce que je partage plus ou moins la même opinion finale pour les deux: deux films de science fiction qui ont des défauts mais qui restent agréable à regarder. 









Quand on m'identifie dans un tweet qui dévoile un trailer d’une série intitulée Cobra Kai qui ferait suite à la trilogie The Karate Kid (1984-1989), je crois à un fake plutôt bien réalisé. Pourtant, la série Cobra Kai est bel et bien réelle et est disponible sur Youtube Red depuis le 2 mai. Je vous donne donc mon avis mais je vous invite à lire mon article sur le premier film avant d'entamer la lecture de cet article. 


Cobra Kai se passe 34 ans après les événements du premier film. Alors que la trilogie avait pour personnage principal Daniel LaRusso (Ralph Macchio), Cobra Kai se concentre d'avantage sur l'antagoniste du premier film, Johnny Lawrence (William Zabka). On retrouve donc Daniel LaRusso, quinquagénaire, patron de sa propre concession automobile, il a une femme et deux enfants et vie dans les beaux quartiers. A contrario, on retrouve un Johnny Lawrence qui vit dans un taudis, qui se fait virer de son travail dès le premier épisode et qui a perdu de vue son propre fils. Un soir, alors que Johnny est en train de se saouler, il vient en aide au jeune Miguel, un petit nouveau du quartier qui se fait brutaliser par des jeunes de son lycée. Miguel est admiratif et veut que Johnny lui apprenne le karaté. Johnny y voit alors une occasion de redonner un sens à sa vie et ouvre son propre dojo pour y enseigner le karaté mais c’est sans compter Daniel qui voit d’un très mauvais œil l'enseignement de Johnny qui fut le même que John Kreese, l'ancien sensei de Johnny, enseignait. C'est ainsi que les vieilles animosités de l'époque refont surface — watch the trailer 

Au départ, je ne savais pas trop quoi penser de cette suite car, généralement, je suis loin d’être fan des suites qui se passe 30 ans après. Au fond, je ne sais pas si on a vraiment envie de voir nos héros, qui avait 16-17 ans dans les films d’origine, trente ans après, en quinquagénaire, je trouve que ça peut briser le charme d’origine. J’avais peur que cette suite sous forme de série télévisée soit gênante et trahisse le film d'origine mais c'est tout le contraire. J’ai grandement apprécié que Cobrai Kai reste dans la même ligné que les films, avec des scènes qui font hommage aux films mais également la présence de petits extraits du premier film qui rendent le tout extrêmement nostalgique. 

Alors que le premier film définissait un portrait très cliché de Johnny - le bad guy qui prend plaisir à brutaliser le petit nouveau - la série nous montre une autre facette du personnage avec un Johnny torturé à qui la gloire d’antan est depuis bien longtemps parti. Une scène un peu culottée dans la série m'a assez surprise, on y voit Johnny raconter à Miguel les événements du premier film en y faisait de Daniel l’antagoniste (un peu comme la théorie émise par un youtubeur - mais aussi par Barney dans How I Met Your Mother - comme quoi le vrai héros de The Karate Kid était Johnny Lawrence et que Daniel est le bully de l'histoire). Je dirais que dans Cobra Kai, Johnny est l’incarnation du anti-héros: il reste le jerk du premier film avec une attitude de bully mais il suscite une certaine forme d’empathie notamment quand on en découvre un peu plus sur sa vie quand il était enfant.

Cobrai Kai 2018


Quand à Daniel, c’était assez étrange de voir ce personnage adulte, j’avais peur que le personnage soit vraiment différent du film du fait qu’il soit ici un homme adulte, père de famille. Pourtant, j’ai retrouvé le Daniel des films un peu tête brûlée et qui tient énormément aux gens qu’il aime. Malgré l’absence du personnage de Mr. Miyagi, son interprète Pat Morita étant décédé en 2003, il n’a pas été oublié et de nombreuses références à ce personnage sont présentes dans la série - le troisième épisode est même dédié à l’acteur.

La série a toujours ce côté teen-movie avec la présence de la fille de Daniel, Samantha et les élèves de Johnny, dont Miguel, ainsi que le fils de Johnny, Robby mais je serais honnête en disant que ce ne sont pas ces personnages-là qui sont la force de cette série mais ils sont tout de même prometteurs. Tous les élèves de Johnny sont des adolescents victimes d'harcèlement et de cyber-harcèlement et qui, comme Daniel à l'époque, ont choisi d'apprendre le karaté comme moyen de défense, sauf que Jonhny n'est pas Mr. Miyagi. L’évolution de certains personnages adolescents est donc assez dérangeante bien que nécessaire, vous comprendrez mon point de vue en regardant la série. 

La fin est très plaisante et fait évidemment penser à la fin du premier film sans pour autant que ça soit un copier-coller. Cette fin laissait présager une deuxième saison et on y aura droit étant donné que Youtube Red a renouvelé la série pour une seconde saison qui verra le jour courant 2019. Je pense que la série peut autant plaire à ceux qui ont adoré le premier film (car clairement, comme je vous le disais dans mon article sur The Karate Kid, seul le premier film vaut vraiment la peine d’être regardé) tout comme à ceux qui ne l’ont jamais regardé. C’est sur que vous apprécierez plus la série dans toute sa profondeur si vous l’avez vu mais le plaisir n’est pas gâché si ce n’est pas le cas. Au final, Cobra Kai m'a agréablement surprise et s'est révélée être une bonne série, très divertissante et il me tarde de voir ce que donnera la deuxième saison.


Avez-vous le film The Karate Kid (ou peut-être le remake de 2010 avec Jackie Chan et Jaden Smith) ?


Que vaut Cobra Kai, la série qui fait suite à la trilogie The Karate Kid?

1 juin 2018









Quand on m'identifie dans un tweet qui dévoile un trailer d’une série intitulée Cobra Kai qui ferait suite à la trilogie The Karate Kid (1984-1989), je crois à un fake plutôt bien réalisé. Pourtant, la série Cobra Kai est bel et bien réelle et est disponible sur Youtube Red depuis le 2 mai. Je vous donne donc mon avis mais je vous invite à lire mon article sur le premier film avant d'entamer la lecture de cet article. 


Cobra Kai se passe 34 ans après les événements du premier film. Alors que la trilogie avait pour personnage principal Daniel LaRusso (Ralph Macchio), Cobra Kai se concentre d'avantage sur l'antagoniste du premier film, Johnny Lawrence (William Zabka). On retrouve donc Daniel LaRusso, quinquagénaire, patron de sa propre concession automobile, il a une femme et deux enfants et vie dans les beaux quartiers. A contrario, on retrouve un Johnny Lawrence qui vit dans un taudis, qui se fait virer de son travail dès le premier épisode et qui a perdu de vue son propre fils. Un soir, alors que Johnny est en train de se saouler, il vient en aide au jeune Miguel, un petit nouveau du quartier qui se fait brutaliser par des jeunes de son lycée. Miguel est admiratif et veut que Johnny lui apprenne le karaté. Johnny y voit alors une occasion de redonner un sens à sa vie et ouvre son propre dojo pour y enseigner le karaté mais c’est sans compter Daniel qui voit d’un très mauvais œil l'enseignement de Johnny qui fut le même que John Kreese, l'ancien sensei de Johnny, enseignait. C'est ainsi que les vieilles animosités de l'époque refont surface — watch the trailer 

Au départ, je ne savais pas trop quoi penser de cette suite car, généralement, je suis loin d’être fan des suites qui se passe 30 ans après. Au fond, je ne sais pas si on a vraiment envie de voir nos héros, qui avait 16-17 ans dans les films d’origine, trente ans après, en quinquagénaire, je trouve que ça peut briser le charme d’origine. J’avais peur que cette suite sous forme de série télévisée soit gênante et trahisse le film d'origine mais c'est tout le contraire. J’ai grandement apprécié que Cobrai Kai reste dans la même ligné que les films, avec des scènes qui font hommage aux films mais également la présence de petits extraits du premier film qui rendent le tout extrêmement nostalgique. 

Alors que le premier film définissait un portrait très cliché de Johnny - le bad guy qui prend plaisir à brutaliser le petit nouveau - la série nous montre une autre facette du personnage avec un Johnny torturé à qui la gloire d’antan est depuis bien longtemps parti. Une scène un peu culottée dans la série m'a assez surprise, on y voit Johnny raconter à Miguel les événements du premier film en y faisait de Daniel l’antagoniste (un peu comme la théorie émise par un youtubeur - mais aussi par Barney dans How I Met Your Mother - comme quoi le vrai héros de The Karate Kid était Johnny Lawrence et que Daniel est le bully de l'histoire). Je dirais que dans Cobra Kai, Johnny est l’incarnation du anti-héros: il reste le jerk du premier film avec une attitude de bully mais il suscite une certaine forme d’empathie notamment quand on en découvre un peu plus sur sa vie quand il était enfant.

Cobrai Kai 2018


Quand à Daniel, c’était assez étrange de voir ce personnage adulte, j’avais peur que le personnage soit vraiment différent du film du fait qu’il soit ici un homme adulte, père de famille. Pourtant, j’ai retrouvé le Daniel des films un peu tête brûlée et qui tient énormément aux gens qu’il aime. Malgré l’absence du personnage de Mr. Miyagi, son interprète Pat Morita étant décédé en 2003, il n’a pas été oublié et de nombreuses références à ce personnage sont présentes dans la série - le troisième épisode est même dédié à l’acteur.

La série a toujours ce côté teen-movie avec la présence de la fille de Daniel, Samantha et les élèves de Johnny, dont Miguel, ainsi que le fils de Johnny, Robby mais je serais honnête en disant que ce ne sont pas ces personnages-là qui sont la force de cette série mais ils sont tout de même prometteurs. Tous les élèves de Johnny sont des adolescents victimes d'harcèlement et de cyber-harcèlement et qui, comme Daniel à l'époque, ont choisi d'apprendre le karaté comme moyen de défense, sauf que Jonhny n'est pas Mr. Miyagi. L’évolution de certains personnages adolescents est donc assez dérangeante bien que nécessaire, vous comprendrez mon point de vue en regardant la série. 

La fin est très plaisante et fait évidemment penser à la fin du premier film sans pour autant que ça soit un copier-coller. Cette fin laissait présager une deuxième saison et on y aura droit étant donné que Youtube Red a renouvelé la série pour une seconde saison qui verra le jour courant 2019. Je pense que la série peut autant plaire à ceux qui ont adoré le premier film (car clairement, comme je vous le disais dans mon article sur The Karate Kid, seul le premier film vaut vraiment la peine d’être regardé) tout comme à ceux qui ne l’ont jamais regardé. C’est sur que vous apprécierez plus la série dans toute sa profondeur si vous l’avez vu mais le plaisir n’est pas gâché si ce n’est pas le cas. Au final, Cobra Kai m'a agréablement surprise et s'est révélée être une bonne série, très divertissante et il me tarde de voir ce que donnera la deuxième saison.


Avez-vous le film The Karate Kid (ou peut-être le remake de 2010 avec Jackie Chan et Jaden Smith) ?



L'été dernier, je publiais sur le blog un article où je partageais avec vous une liste de quatre films d'animation ayant marqué mon enfance. Aujourd'hui, je vous propose une deuxième partie également composé de quatre films que j'ai souvent regardé étant enfant. J'espère que cette article empli de nostalgie vous transportera tout droit jusqu'en enfance.



La Route d'Eldorado d'Éric Bergeron (2000).
1519. Les Espagnols ne rêvent que d'une chose: atteindre l'Eldorado, légendaire contrée aux mille richesses située quelque part en Amérique du Sud. Tulio et Miguel, deux sympathiques fripouilles, décident de tenter l'aventure et traversent l’océan à bord d'une frêle embarcation. Après avoir chaviré, les deux amis atteignent une ile inconnue. Ils découvrent très vite qu'ils ont atteint l'Eldorado. La population locale les prend pour des dieux et les honore comme tels. Mais la fortune et le pouvoir ne vont-ils pas avoir raison de l’amitié qui les lie?
Je ne sais pas pour vous mais je trouve que ce film d’animation est assez underrated. Quatrième long-métrage des studios DreamWorks Animation, La Route d’Eldorado a bercé mon enfance et reste un de mes films d’animation préférés. Je trouve l’approche de ce film assez unique et je trouve que l’histoire est plutôt mature, ce qui fait que l’histoire peut autant plaire aux enfants qu’aux adultes. Les chansons sont vraiment cools et entraînantes et ont une petite particularité: vous aurez remarqué qu’il est assez commun que les personnages chantent les chansons, dans La Route d’Eldorado, ce n’est pas le cas (excepté la chanson C'est si dur d'être un vrai Dieu) et je trouve que ça donne une autre dimension au film. Les personnages sont incroyables, tellement imparfaits et donc réalistes mais surtout terriblement attachants. L’amitié entre Tulio et Miguel est très bien exploitée et je pense que ça marche d’autant plus en VF puisqu’ils sont doublé respectivement par José Garcia et Antoine de Caunes, qui faisaient des sketchs ensemble dans l’émission de Canal+ Nulle part ailleurs. En tout cas, je trouve que La Route d'Eldorado est un film incroyablement drôle et surtout, intemporel.


Excalibur, l'épée magique de Frederik Du Chau (1998).
Quand le maléfique sir Ruber et son acolyte Griffin s'emparent d'Excalibur, l’épée magique des chevaliers de la Table ronde, la jeune et courageuse Kayley, qui rêve d'appartenir a cette noble confrérie, s'embarque sans hésiter dans une longue et dangereuse quête pour retrouver l’épée magique et sauver Camelot. Garrett, un jeune ermite aveugle réfugié au cœur de la ténébreuse foret interdite, devient son fidèle allie, ainsi qu'un gentil dragon bicéphale, Devon & Cornouailles. Entourée de ses nouveaux amis, Kayley parviendra-t-elle a réaliser son rêve?
Vous le savez, j'aime beaucoup tout ce qui tourne autour du mythe arthurien depuis pas mal d'années déjà, la preuve avec ce film d'animation. Excalibur, l'épée magique se passe pendant le règne d'Arthur mais il n'est pas au centre du film. En effet, on y suit Kayley, fille d'un chevalier de la Table Ronde qui fut tué en défendant la vie du Roi Arthur. Kayley est ce qu'on peut appelé un garçon manqué et rêve de se battre pour le Roi Arthur comme son père auparavant. Je l'avoue, le dessin et l'animation est loin d'être magnifique et le tout est un peu plat mais on va dire que l'histoire prévaut sur la qualité esthétique du film. J'apprécie que l'histoire d'amour n’empiète pas trop sur la trame principale. Le film ne dure qu'une heure, cependant le rythme est bien exploité, ça ne se passe pas ni trop vite ni trop lentement. Le doublage est de qualité avec la présence de Julie Turin, Alain Chabat et Emmanuel Curtil (qui, bizarrement, ne procure pas la voix chantée de son personnage alors que c'est le cas dans Le Roi Lion et dans Anastasia). C'est un film de fantasy et je trouve que ça manque beaucoup aujourd'hui.


Le Cygne et la Princesse de Richard Rich (1994).
Les deux rejetons de deux royaumes enchantés s'aiment d'amour tendre et doivent s'épouser. Mais c'est compter sans le sorcier Albéric qui, jadis, fut banni par le roi, père de la belle. Il enlève la princesse et, usant de ses pouvoirs maléfiques, la transforme en cygne qui ne pourra retrouver sa forme humaine qu'à la lueur de la lune.
Le Cygne et la Princesse est basé sur le ballet Le Lac des cygnes de Tchaïkovski. Le film a connu de nombreuses suites: j'ai effectivement vu le deuxième film sorti en 1997 mais depuis, il y a eu pas moins de 6 suites ravagées par une 3D ignoble - je vous laisse juger en vous donnant le trailer du dernier film - ce qui fait donc 8 films en tout. Je serai honnête avec vous, je pense que Le Cygne et la Princesse est un des longs métrages de mon enfance que j'aurais le plus de mal à regarder à l'heure d'aujourd'hui. L'histoire d'amour est simpliste, niaise et n'est pas vraiment convaincante. Ce film manque extrêmement de profondeur et au final, alors que c'était un film plutôt agréable et divertissant à regarder quand j'étais enfant, on s'ennuie assez vite quand on le regarde à l'age adulte car on y voit les terribles défauts dont est truffé le long-métrage.


Shrek d'Andrew Adamson et Vicky Jenson (2001).
L'ogre Shrek, monstre vert, cynique et malicieux, vit en ermite au cœur des marais. Lorsque des créatures féeriques, bannies par le méchant Lord Farquaad, envahissent son Eden glauque, Shrek est bien obligé de leur trouver un asile pour préserver sa solitude. Il conclut un accord avec Lord Farquaad, promettant à ce dernier d'arracher sa fiancée, la princesse Fiona, aux griffes d'un abominable dragon. Mais la belle cache un secret encore plus terrifiant, qui va entraîner tout ce petit monde dans une palpitante aventure.
J'hallucine un peu quand je vois que le film d'animation Shrek est sorti au cinéma il y a maintenant 17 ans. Shrek, c'est le long-métrage d'animation qui sort des sentiers battus car ça se révèle être une pure parodie des contes de fées. On y voit alors des personnages de contes complètement revisités. On nous propose un héros qui n'aurait pas été héros dans un conte puisqu'il est un ogre et Fiona, princesse ogresse est loin de véhiculer l'image de la demoiselle en détresse, elle qui sait parfaitement se défendre et ne fait pas tapisserie. Ce film fait rire les enfants mais aussi les adultes, il y a des références que seuls les adultes comprendront sans pour autant gâcher le plaisir des enfants. Je trouve que les suites sont tout aussi excellentes que le premier film, c'est qui est assez rare pour le souligner. Un film drôle qu'on ne lasse pas de regarder avec des personnages à la personnalité riche.


Les films d'animation de mon enfance, deuxième partie.

15 mai 2018


L'été dernier, je publiais sur le blog un article où je partageais avec vous une liste de quatre films d'animation ayant marqué mon enfance. Aujourd'hui, je vous propose une deuxième partie également composé de quatre films que j'ai souvent regardé étant enfant. J'espère que cette article empli de nostalgie vous transportera tout droit jusqu'en enfance.



La Route d'Eldorado d'Éric Bergeron (2000).
1519. Les Espagnols ne rêvent que d'une chose: atteindre l'Eldorado, légendaire contrée aux mille richesses située quelque part en Amérique du Sud. Tulio et Miguel, deux sympathiques fripouilles, décident de tenter l'aventure et traversent l’océan à bord d'une frêle embarcation. Après avoir chaviré, les deux amis atteignent une ile inconnue. Ils découvrent très vite qu'ils ont atteint l'Eldorado. La population locale les prend pour des dieux et les honore comme tels. Mais la fortune et le pouvoir ne vont-ils pas avoir raison de l’amitié qui les lie?
Je ne sais pas pour vous mais je trouve que ce film d’animation est assez underrated. Quatrième long-métrage des studios DreamWorks Animation, La Route d’Eldorado a bercé mon enfance et reste un de mes films d’animation préférés. Je trouve l’approche de ce film assez unique et je trouve que l’histoire est plutôt mature, ce qui fait que l’histoire peut autant plaire aux enfants qu’aux adultes. Les chansons sont vraiment cools et entraînantes et ont une petite particularité: vous aurez remarqué qu’il est assez commun que les personnages chantent les chansons, dans La Route d’Eldorado, ce n’est pas le cas (excepté la chanson C'est si dur d'être un vrai Dieu) et je trouve que ça donne une autre dimension au film. Les personnages sont incroyables, tellement imparfaits et donc réalistes mais surtout terriblement attachants. L’amitié entre Tulio et Miguel est très bien exploitée et je pense que ça marche d’autant plus en VF puisqu’ils sont doublé respectivement par José Garcia et Antoine de Caunes, qui faisaient des sketchs ensemble dans l’émission de Canal+ Nulle part ailleurs. En tout cas, je trouve que La Route d'Eldorado est un film incroyablement drôle et surtout, intemporel.


Excalibur, l'épée magique de Frederik Du Chau (1998).
Quand le maléfique sir Ruber et son acolyte Griffin s'emparent d'Excalibur, l’épée magique des chevaliers de la Table ronde, la jeune et courageuse Kayley, qui rêve d'appartenir a cette noble confrérie, s'embarque sans hésiter dans une longue et dangereuse quête pour retrouver l’épée magique et sauver Camelot. Garrett, un jeune ermite aveugle réfugié au cœur de la ténébreuse foret interdite, devient son fidèle allie, ainsi qu'un gentil dragon bicéphale, Devon & Cornouailles. Entourée de ses nouveaux amis, Kayley parviendra-t-elle a réaliser son rêve?
Vous le savez, j'aime beaucoup tout ce qui tourne autour du mythe arthurien depuis pas mal d'années déjà, la preuve avec ce film d'animation. Excalibur, l'épée magique se passe pendant le règne d'Arthur mais il n'est pas au centre du film. En effet, on y suit Kayley, fille d'un chevalier de la Table Ronde qui fut tué en défendant la vie du Roi Arthur. Kayley est ce qu'on peut appelé un garçon manqué et rêve de se battre pour le Roi Arthur comme son père auparavant. Je l'avoue, le dessin et l'animation est loin d'être magnifique et le tout est un peu plat mais on va dire que l'histoire prévaut sur la qualité esthétique du film. J'apprécie que l'histoire d'amour n’empiète pas trop sur la trame principale. Le film ne dure qu'une heure, cependant le rythme est bien exploité, ça ne se passe pas ni trop vite ni trop lentement. Le doublage est de qualité avec la présence de Julie Turin, Alain Chabat et Emmanuel Curtil (qui, bizarrement, ne procure pas la voix chantée de son personnage alors que c'est le cas dans Le Roi Lion et dans Anastasia). C'est un film de fantasy et je trouve que ça manque beaucoup aujourd'hui.


Le Cygne et la Princesse de Richard Rich (1994).
Les deux rejetons de deux royaumes enchantés s'aiment d'amour tendre et doivent s'épouser. Mais c'est compter sans le sorcier Albéric qui, jadis, fut banni par le roi, père de la belle. Il enlève la princesse et, usant de ses pouvoirs maléfiques, la transforme en cygne qui ne pourra retrouver sa forme humaine qu'à la lueur de la lune.
Le Cygne et la Princesse est basé sur le ballet Le Lac des cygnes de Tchaïkovski. Le film a connu de nombreuses suites: j'ai effectivement vu le deuxième film sorti en 1997 mais depuis, il y a eu pas moins de 6 suites ravagées par une 3D ignoble - je vous laisse juger en vous donnant le trailer du dernier film - ce qui fait donc 8 films en tout. Je serai honnête avec vous, je pense que Le Cygne et la Princesse est un des longs métrages de mon enfance que j'aurais le plus de mal à regarder à l'heure d'aujourd'hui. L'histoire d'amour est simpliste, niaise et n'est pas vraiment convaincante. Ce film manque extrêmement de profondeur et au final, alors que c'était un film plutôt agréable et divertissant à regarder quand j'étais enfant, on s'ennuie assez vite quand on le regarde à l'age adulte car on y voit les terribles défauts dont est truffé le long-métrage.


Shrek d'Andrew Adamson et Vicky Jenson (2001).
L'ogre Shrek, monstre vert, cynique et malicieux, vit en ermite au cœur des marais. Lorsque des créatures féeriques, bannies par le méchant Lord Farquaad, envahissent son Eden glauque, Shrek est bien obligé de leur trouver un asile pour préserver sa solitude. Il conclut un accord avec Lord Farquaad, promettant à ce dernier d'arracher sa fiancée, la princesse Fiona, aux griffes d'un abominable dragon. Mais la belle cache un secret encore plus terrifiant, qui va entraîner tout ce petit monde dans une palpitante aventure.
J'hallucine un peu quand je vois que le film d'animation Shrek est sorti au cinéma il y a maintenant 17 ans. Shrek, c'est le long-métrage d'animation qui sort des sentiers battus car ça se révèle être une pure parodie des contes de fées. On y voit alors des personnages de contes complètement revisités. On nous propose un héros qui n'aurait pas été héros dans un conte puisqu'il est un ogre et Fiona, princesse ogresse est loin de véhiculer l'image de la demoiselle en détresse, elle qui sait parfaitement se défendre et ne fait pas tapisserie. Ce film fait rire les enfants mais aussi les adultes, il y a des références que seuls les adultes comprendront sans pour autant gâcher le plaisir des enfants. Je trouve que les suites sont tout aussi excellentes que le premier film, c'est qui est assez rare pour le souligner. Un film drôle qu'on ne lasse pas de regarder avec des personnages à la personnalité riche.


It Only Happens in the Movies de Holly Bourne


Que vous dire ce ce fabuleux qu’est It Only Happens in the Movies. Cette lecture fut un réel coup de coeur. Holly Bourne nous livre une histoire authentique qui se veut éloignée des clichés des comédies romantiques. 


Audrey en a plus qu’assez de la romance. Depuis que la relation de couple de ses parents a explosé, sa mère est en état de crise. Audrey a donc pris un job dans un cinéma pour s’enfuir de son quotidien. Elle y fait alors la rencontre d’un aspirant cinéaste, Harry. Personne ne s’attendait à ce qu’Audrey et Harry tombe amoureux aussi vite et aussi passionnément qu’eux. Mais ça ne veut pas dire que tout est facile. Car le véritable amour n’est pas comme dans les films. 

Dès les premières pages, je savais que j’allais adorer cette histoire et ce fut le cas. Je l’avoue, j’ai un petit faible pour les histoires d’amour entre ados ou jeunes adultes mais avec ce roman, j’ai d’autant plus apprécié pour l’authenticité qui se dégage du récit. Le roman a pour but de remettre en question le véritable amour et repose beaucoup sur les clichés présents dans les histoires d’amour au cinéma. Alors qu’Audrey doit rédiger un devoir sur pourquoi l’amour dépeint dans les films n’est pas réaliste, en répertoriant les clichés les plus utilisé dans les films romantiques, elle va elle-même s’aventurer dans une nouvelle relation amoureuse.

Romances films ruin people's real-life relationships. They offer this idea of love that isn't sustainable in normal life.

Audrey est un personnage principal attachant à qui on peut facilement s’identifier. J’ai apprécié le fait qu’elle soit parfois dans la contradiction (elle le dit elle même dans le roman) dans le sens où, après sa première relation, elle s’est repliée sur elle-même et s’est rendue compte que l’amour, c’était pas si génial que ça et que l’amour dans les films se révèlent même parfois dangereux pour le public. Pourtant, ça ne va pas l'empêcher de tomber follement amoureuse d’Harry et d’avoir envie de lui alors qu’elle sait qu’il est un bourreau des cœurs). Au final, elle représente elle-même un certain cliché, celui de la fille qui n’arrive pas vraiment à se décider sur ce qu’elle veut.

It Only Happens in the Movies de Holly Bourne


Harry est l’incarnation du cliché du gentil bad-boy séducteur qui fume (pas que des cigarettes) et qui boit. Harry est un stock character récurrent dans les films et les romans. C’est un garçon passionné par son art et qui va considérer Audrey un peu comme sa muse. Sans même lire le synopsis du roman, on sait dès le début, alors que les deux se rencontrent seulement, qu’ils vont finir par sortir ensemble. Un cliché scénaristique en soit. Harry est loin d’être le petit ami idéal mais Audrey en tombe quand même amoureuse. Harry semble parfois manquer de sérieux mais étonne parfois quand il se voit être à l’écoute d’Audrey, notamment dans leur vie sexuelle alors qu’Audrey lui avoue avoir vécu une première expérience traumatique et douloureuse avec son ex petit copain Milo qui rompu avec elle quelques jours après. En parlant de sexe, j’ai trouvé vraiment rafraîchissant comment était abordé le sexe dans ce roman: sans chichi et sans pudeur, très décomplexé, notamment dans un passage où Audrey explique sa mésaventure avec son ex Milo à sa copine Alice.

You know that bit in the first Lord of the Rings film? Where Gandalf stands up to that fire demon on the bridge and yells, ‘YOU SHALL NOT PASS’? Well…” I paused, feeling so ashamed. “Essentially my vagina had a Gandalf standing at the entrance, and he thought Milo’s dick was a fire demon.

La relation d’Harry et Audrey ne donne pas non plus dans le cliché ou en tout cas, ne vend pas vraiment du rêve. Comme je le disais, Harry est loin d’être parfait et fait la majorité du temps les mauvais choix mais du coup, l’auteur nous offre une relation imparfaite mais plus réaliste. En parallèle de son histoire d’amour avec Harry, on suit aussi la situation familiale catastrophique d’Audrey. Son père a quitté le nid familiale et a refait sa vie avec une femme avec qui il a eu des jumeaux; son frère aîné Dougie est parti à la fac et Audrey se retrouve donc seule à devoir gérer l’état émotionnel de sa mère. Ces parties-ci du roman sont vraiment fortes et déchirantes. On y voit alors les pires répercussions que peuvent engendrer une rupture amoureuse. 

[SPOILER]La fin du roman est magnifique. Je pense que quand on lit ce genre d’histoire, on voudrait qu’elle se finisse par un happy-ending entre le personnage principal et son love interest mais je me suis rendue compte que ça irait à l’encontre du thème véhiculé par le roman. La fin abat tous les stéréotypes avec une fin qui n’est justement pas clichée et qui reflète ce qui arrive normalement dans la réalité quand ce genre de situation arrive.[FIN DU SPOILER]

Je trouve qu’il devrait avoir plus de romans YA de ce genre-là, qui véhicule l’idée que l’amour est loin d’être parfait comme dans les films, que cet amour représenté au cinéma peut être est caduque et irréaliste. It Only Happens in the Movies se révèle donc être un roman poignant, authentique et surtout très pertinent sur l’idée du véritable amour et apporte un véritable vent de fraîcheur dans le genre du Young Adult.


It Only Happens in the Movies de Holly Bourne, un roman YA qui remet en question les relations amoureuses.

8 mai 2018

It Only Happens in the Movies de Holly Bourne


Que vous dire ce ce fabuleux qu’est It Only Happens in the Movies. Cette lecture fut un réel coup de coeur. Holly Bourne nous livre une histoire authentique qui se veut éloignée des clichés des comédies romantiques. 


Audrey en a plus qu’assez de la romance. Depuis que la relation de couple de ses parents a explosé, sa mère est en état de crise. Audrey a donc pris un job dans un cinéma pour s’enfuir de son quotidien. Elle y fait alors la rencontre d’un aspirant cinéaste, Harry. Personne ne s’attendait à ce qu’Audrey et Harry tombe amoureux aussi vite et aussi passionnément qu’eux. Mais ça ne veut pas dire que tout est facile. Car le véritable amour n’est pas comme dans les films. 

Dès les premières pages, je savais que j’allais adorer cette histoire et ce fut le cas. Je l’avoue, j’ai un petit faible pour les histoires d’amour entre ados ou jeunes adultes mais avec ce roman, j’ai d’autant plus apprécié pour l’authenticité qui se dégage du récit. Le roman a pour but de remettre en question le véritable amour et repose beaucoup sur les clichés présents dans les histoires d’amour au cinéma. Alors qu’Audrey doit rédiger un devoir sur pourquoi l’amour dépeint dans les films n’est pas réaliste, en répertoriant les clichés les plus utilisé dans les films romantiques, elle va elle-même s’aventurer dans une nouvelle relation amoureuse.

Romances films ruin people's real-life relationships. They offer this idea of love that isn't sustainable in normal life.

Audrey est un personnage principal attachant à qui on peut facilement s’identifier. J’ai apprécié le fait qu’elle soit parfois dans la contradiction (elle le dit elle même dans le roman) dans le sens où, après sa première relation, elle s’est repliée sur elle-même et s’est rendue compte que l’amour, c’était pas si génial que ça et que l’amour dans les films se révèlent même parfois dangereux pour le public. Pourtant, ça ne va pas l'empêcher de tomber follement amoureuse d’Harry et d’avoir envie de lui alors qu’elle sait qu’il est un bourreau des cœurs). Au final, elle représente elle-même un certain cliché, celui de la fille qui n’arrive pas vraiment à se décider sur ce qu’elle veut.

It Only Happens in the Movies de Holly Bourne


Harry est l’incarnation du cliché du gentil bad-boy séducteur qui fume (pas que des cigarettes) et qui boit. Harry est un stock character récurrent dans les films et les romans. C’est un garçon passionné par son art et qui va considérer Audrey un peu comme sa muse. Sans même lire le synopsis du roman, on sait dès le début, alors que les deux se rencontrent seulement, qu’ils vont finir par sortir ensemble. Un cliché scénaristique en soit. Harry est loin d’être le petit ami idéal mais Audrey en tombe quand même amoureuse. Harry semble parfois manquer de sérieux mais étonne parfois quand il se voit être à l’écoute d’Audrey, notamment dans leur vie sexuelle alors qu’Audrey lui avoue avoir vécu une première expérience traumatique et douloureuse avec son ex petit copain Milo qui rompu avec elle quelques jours après. En parlant de sexe, j’ai trouvé vraiment rafraîchissant comment était abordé le sexe dans ce roman: sans chichi et sans pudeur, très décomplexé, notamment dans un passage où Audrey explique sa mésaventure avec son ex Milo à sa copine Alice.

You know that bit in the first Lord of the Rings film? Where Gandalf stands up to that fire demon on the bridge and yells, ‘YOU SHALL NOT PASS’? Well…” I paused, feeling so ashamed. “Essentially my vagina had a Gandalf standing at the entrance, and he thought Milo’s dick was a fire demon.

La relation d’Harry et Audrey ne donne pas non plus dans le cliché ou en tout cas, ne vend pas vraiment du rêve. Comme je le disais, Harry est loin d’être parfait et fait la majorité du temps les mauvais choix mais du coup, l’auteur nous offre une relation imparfaite mais plus réaliste. En parallèle de son histoire d’amour avec Harry, on suit aussi la situation familiale catastrophique d’Audrey. Son père a quitté le nid familiale et a refait sa vie avec une femme avec qui il a eu des jumeaux; son frère aîné Dougie est parti à la fac et Audrey se retrouve donc seule à devoir gérer l’état émotionnel de sa mère. Ces parties-ci du roman sont vraiment fortes et déchirantes. On y voit alors les pires répercussions que peuvent engendrer une rupture amoureuse. 

[SPOILER]La fin du roman est magnifique. Je pense que quand on lit ce genre d’histoire, on voudrait qu’elle se finisse par un happy-ending entre le personnage principal et son love interest mais je me suis rendue compte que ça irait à l’encontre du thème véhiculé par le roman. La fin abat tous les stéréotypes avec une fin qui n’est justement pas clichée et qui reflète ce qui arrive normalement dans la réalité quand ce genre de situation arrive.[FIN DU SPOILER]

Je trouve qu’il devrait avoir plus de romans YA de ce genre-là, qui véhicule l’idée que l’amour est loin d’être parfait comme dans les films, que cet amour représenté au cinéma peut être est caduque et irréaliste. It Only Happens in the Movies se révèle donc être un roman poignant, authentique et surtout très pertinent sur l’idée du véritable amour et apporte un véritable vent de fraîcheur dans le genre du Young Adult.


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